Interstice
Ephémère
Eternelle
Sans lieu ni temps
La poésie
Il y a,
à la fin de l'automne, un mouvement de repli.
Les ors virevoltent, une autre lumière retient ses charmes, devient intime présence au monde, son battement d'ailes, sa vérité.
Ensemble et singuliers, corps et âme dansent en tenue de gala :
le noir triomphe, noir mat ou noir brillant,
ater ou niger,
souce inaltérable, écrin de lumière.
Le noir sied à l'hiver.
Pierre Soulages était né un 24 décembre.
Mais
sans lumière le noir s'autodétruit.
Boris Cyrulnik ne dit-il pas :
"En écrivant, j'ai raccomodé mon moi déchiré: dans la nuit, j'ai écrit des soleils..." ?
Au solstice d'hiver
Voilée de lumière
Une concience perlée
Drape les forêts
A l'aube
le poète murmure
"L'oeuvre est d'une grande beauté"
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