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Articles récents

QUID ?

24 Avril 2025

QUID ?

Hier dans l'émission "Avec philosophie", j'ai été attirée par cette citation :

"LA RÉPONSE EST LE MALHEUR DE LA QUESTION."

de Maurice Blanchot, aussi me suis - je penchée sur la question...

"Dans L’Entretien infini, Maurice Blanchot expliquait que « la réponse est le malheur de la question » : la réponse vient toujours fermer certaines des portes que la question avait justement la vertu d’ouvrir ; dès que la réponse advient, nous sommes obligés de renoncer à la richesse de la possibilité, à la liberté d’imaginer une réponse autre que celle qui a été dite."

 

&

 

Comment ça va?

Œdipe: La question est complexe.
Pythagore: Tout est d'équerre.
Socrate: Je ne sais pas.
Hippocrate: Tant qu'on a la santé.
Léonard de Vinci: (se contente de sourire)... Galilée: Ça tourne rond!
Descartes: Bien, je pense.
Pascal: Bien, je parie.
Spinoza: Bien, en substance.
Newton: La question tombe à pic.
Vivaldi: Ça dépend des saisons...
Franklin: Du tonnerre!
D'Alembert et Diderot: Impossible de répondre en deux mots.
Kant: Question critique.
Casanova: Tout le plaisir est pour moi!
Sade: Foutrement bien!
Marat: Ça baigne!
Robespierre: Vous perdez la tête?
Hegel: Au total, bien.
Beethoven: En sourdine.
Paganini: Allegro ma non troppo.
Schopenhauer: Ce n'est pas la volonté qui me manque. Poe: Extraordinairement bien!
Darwin: On s'adapte.
Marx: Ça ira mieux demain.
Nietzsche: Par-delà le bien, merci.
Freud: Et vous?
Marie Curie: Je suis radieuse!
Proust: Donnons du temps au temps...
Einstein: Relativement bien.
Picasso: Ça dépend des périodes.
Dracula: J'ai de la veine!
Cyrano de Bergerac: À vue de nez, bien!
Camus: La question est absurde.

et avec Woody Allen :

"La réponse est oui. Mais quelle était la question ?"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ECRIRE DISENT-ILS,

23 Avril 2025

ECRIRE DISENT-ILS,

Roland Barthes

Le plaisir du texte

 

"Le plaisir du texte, c’est ce moment où mon corps va suivre ses propres

idées – car mon corps n’a pas les mêmes idées que moi."

 

Roland Barthes

 

ECRIRE

ECRIRE

 
 
"Écrire c'est tenter de savoir ce qu'on écrirait si on écrivait, on ne le sait qu'après avant, c'est la question la plus dangereuse que l'on puisse se poser. Mais c'est la plus courante aussi."
 
 
Marguerite Duras 
 
ECRIRE DISENT-ILS,

"- Je suis l’écriture. Je t'écoute avant de prendre la plume. Quand tu te tais, je me tais. Et tes silences rythment notre temps. Parfois, tes mots deviennent notes déposées sur la portée des jours. Comme avec un filet à papillons, je m’applique à les cueillir en plein vol. Cela me demande écoute, adresse, jeu et joie. Alors, la voie de la vie ouverte plonge ma plume dans le noir lumière de la cartouche d’encre."

Anny C. (in Onde traversière inédit)

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EN PASSANT PAR...

22 Avril 2025

EN PASSANT PAR...

Noms de pays : le nom ( Marcel Proust )

(Le temps d'un été à Balbec ou d'un printemps florentin, l'évocation du simple nom d'une ville suffit au narrateur pour imaginer des voyages enchanteurs. Pays rêvés ou pays réels, Noms de pays : le nom fait aussi la part belle au Paris du XIXe siècle, cadre de son amour pour Gilberte et de sa fascination pour Odette, tout en constituant une invitation à la réflexion sur la puissance évocatrice des mots et des noms.)

Proust distingue les noms des mots :

« Les mots nous présentent des choses une petite image claire et usuelle comme celles que l’on suspend aux murs des écoles pour donner aux enfants l’exemple de ce qu’est un établi, un oiseau, une fourmilière, choses conçues comme pareilles à toutes celles de même sorte. Mais les noms présentent des personnes – et des villes qu’ils nous habituent à croire individuelles, uniques, comme des personnes – une image confuse qui tire d’eux, de leur sonorité éclatante ou sombre, la couleur dont elle est peinte uniformément (...) »

"Parme : « mauve et doux » Florence : « miraculeusement embaumée et semblable à une corolle » Balbec : « des vagues soulevées autour d’une église de style persan » M.P.

 

Y ÊTRE, EN ÊTRE

Y ÊTRE, EN ÊTRE

"En passant par cette ville bien plantée en plein GERS, des fulgurances d'images, de sensations, de couleurs, de formes et de présences accompagnent mon regard, mon esprit et ma mémoire, telles des alouettes particulièrement sensibles à la lumière qui peignent, au fil de ma traversée, un tableau à la Orsten Groom que je peux seule déchiffrer tant les lignes de forces, de rires et de chagrins, les perles de confettis et de doux baisers, les papiers de brouillons et de diplômes, les souvenirs d' hôpitaux et de guérisons signent en quatre lettres sur un panneau signalétique la vie, l'amour, la mort."  
 
Anny C. ( du Bar Brasserie LE FRANCE à AUCH 32)
 
=
 

« Les lieux que nous avons connus n’appartiennent pas qu’au monde de l’espace où nous les situons pour plus de facilité. Ils n’étaient qu’une mince tranche au milieu d’impressions contiguës qui formaient notre vie d’alors ; le souvenir d’une certaine image n’est que le regret d’un certain instant ; et les maisons, les routes, les avenues, sont fugitives, hélas ! comme les années » 

Marcel Proust

 

Orstern Groom (A Retrospective Unveiling Artistic Resilience, Sète)

Orstern Groom (A Retrospective Unveiling Artistic Resilience, Sète)

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Dans le trémail d'avril

21 Avril 2025

Dans le trémail d'avril

"- Tu sais, j’ai perdu des gens qui ne sont pas morts.
  - Qu’est-ce qui te prend ?
  - Je ne sais pas, c’est venu comme ça, tout à coup.
  - Tu veux l’écrire?
  -  Non, laisse filer cet éclair, il faut des fleurs de silence dans notre conversation. Parlons plutôt de la beauté du monde...

"Une truite qui dort reflète un peuplier." Luc Bérimont

Dans le trémail d'avril

"-Tu sais, je repense à ce que je disais l’autre jour à propos de la perte d’amis qui sont bien vivants  et je me dis aujourd’hui que le paradoxe, c’est qu’il y a des personnes mortes que je n’ai pas perdues.

-Tu devrais lire ce livre dont le titre m'a fait de l'oeil! " Anny C.

Dans le trémail d'avril
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Pâques rimbaldiennes

20 Avril 2025

Pâques à Rimbaud

Je crache sur la braise incandescente des lilas
Avec le petit frère
Arthur qui (pour cause de grande mise en herbe) n'est pas là !

Je piétine des eaux, belles comme des flammes
La flache, où galvaudaient les pas du doux infâme.

Toute la nuit, les rossignols ont déliré dans les jardins
Mêlés au sourd soleil des fumiers et des chiens.

En dépit de leurs chants, frais comme la rosée
Ils piquent le cadavre et la chair avancée.

Je pense, en me tournant, que je suis bien pareil -
Arthur aussi faisait de la charogne un miel -.

À contre-ciel, la lune effrange la
Belgique
Gardée par un cordon de douaniers et d'anémones

Les premiers ont le cul d'un beau bleu métallique:
Ils marchent, savourant la tige de leur pipe.

Les autres sont tombées du vent, comme une aumône
Qui intéresserait la mousse, et puis personne.

À quelques pas, dans les ruisseaux à sangliers
Une truite qui dort reflète un peuplier.

Ah ! le spectacle spectaculaire de ces
Ardennes
Où le museau des vents renifle les forêts

Où de l'or et du noir dans la lumière traînent
Accrochant du brouillard au printemps qui se fait

Et que dire d'Arthur endormi sur la scène
Sur le drap du feuillage et dans le lit du frai ?

Poésies complètes (CME, )

LUC BERIMONT
Pâques rimbaldiennes
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CONSIDERONS...

19 Avril 2025

***

Palette d'avril

Miracle absolu

Pépite du langage

 

Anny C.

CONSIDERONS...

Cum sideris = avec une étoile /  Considérer ...

 

"La considération nous aide à rester humain dans un monde inhumain"

  Corine Pelluchon

 

"Pour être capable d'amour comme être capable de vivre en démocratie, il faut être capable de surmonter le narcissisme" 

  Corine Pelluchon citant Erich Frömm

 

 "L'espérance vient de l'inespérable"

  Corine Pelluchon

 

 

 

 

Corine Pelluchon :philosophe, professeure à l'université Paris-Est Gustave Eiffel, spécialiste de philosophie politique et d'éthique normative et appliquée

Corine Pelluchon :philosophe, professeure à l'université Paris-Est Gustave Eiffel, spécialiste de philosophie politique et d'éthique normative et appliquée

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APRIL IN PARIS

18 Avril 2025

APRIL IN PARIS

I never knew the charm of spring
I never met it face to face
I never new my heart could sing
I never missed a warm embrace


Till April in Paris,..

 
 
Je n'ai jamais connu le charme du printemps
Je ne l'ai jamais rencontré face à face
Je n'ai jamais su que mon cœur pouvait chanter
Je n'ai jamais senti une étreinte chaleureuse
 
Jusqu'à Avril à Paris
 
doo bee doo...
DOISNEAU/LE BOUQUET DE LILAS

DOISNEAU/LE BOUQUET DE LILAS

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CHANCELER

17 Avril 2025

CHANCELER

ça va mieux en le re-disant... quelle est l’étymologie du mot poésie ?

En grec ancien, on trouve le verbe poiein, qui signifiait « fabriquer, construire, faire ». De ce verbe est dérivé le nom poiêsis qui signifie « création, fabrication », « composition d’œuvres poétiques » et « genre poétique ». En passant en latin, le mot poiêsis est devenu poesis avec les sens « genre poétique » et « œuvre poétique, poème ». Le français a repris le mot poésie au latin, avec ces mêmes sens.

Dans l’Antiquité, la notion de poésie recouvrait toute création de texte littéraire (chant, théâtre…). La poésie était un art oral et expressif, principalement réservé au domaine religieux : on chantait et on dansait les exploits des dieux par exemple. Plus tard, au Moyen Âge, les troubadours récitaient des ballades pour divertir le roi ou pour déclarer leur amour à une bien-aimée.

Aujourd’hui, la poésie est beaucoup étudiée à l’écrit, cependant elle garde un lien étroit avec l’oral. En effet, ce sont les sonorités et les rythmes qui donnent à la poésie son côté esthétique. D’ailleurs, réciter un poème en essayant d’y mettre l’intonation juste est un exercice scolaire répandu.

 

SUPPOSONS UN MOT :

 

CHANCELER

 

Qu'en faire?

 

UN POÈME ?

 

"D'un pas majestueux les deux exécuteurs s'avancent sur les tertres.

Ils portent deux lourdes haches aux fers larges et brillants, et une longue scie à deux mains, flexibles, aux dents faites pour entamer les troncs puissants.

Tels ils approchent de l'arbre superbe qui montre sur son flanc la marque de mort.

Ils ont mis vestes bas ; ils balancent les haches ; ils frappent à coups redoublés, juste au ras de la terre.

Autour d'eux volent les éclats ; de blancs éclats couvrent la mousse et les feuilles tombées.

Bientôt une large et profonde entaille tranche l'écorce tout autour du tronc.

Et l'un des hommes essaie d'envoyer une corde au haut de l'arbre, et il finit par y parvenir.

La scie intervient alors, et travaille jusqu'à ce que la cime du haut géant frissonne. A chaque passage de la lame on voit croître et s'étendre ses frissons.

Les hommes retirent la scie ; ils pèsent sur le câble. Mais l'arbre ne fait encore que chanceler, et eux s'agenouillent et se remettent à scier. Derechef, ils s'écartent, ils essayent encore de tirer l'arbre bas.

Enfin le mât vivant s'incline, s'incline plus encore. Avec un cri, Job et Ike se jettent de côté. Parvenu à la fin de sa longue résistance, l'arbre craque et s'abat. Il ébranle en tombant tous les arbres qui l'entourent, et deux cents ans de croissance constante sont anéantis en moins de deux heures."

 

Ce poème  est le dernier qui fut écrit par Thomas Hardy, peu de temps avant sa mort. (N.d.T.)

Le titre : Throwing a Tree.
THOMAS HARDY

THOMAS HARDY

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TOUJOURS EN MARCHE

15 Avril 2025

« dans le récit crypté d’un aujourd’hier
de cendres et de mille vieux sites
reniés ? " R.D.
 
Voici:
 
Un instant de poésie...dans le mouvement de la marche entrepris hier...
Aujourd'hui du côté de l'île de Ré
 
 
TOUJOURS EN MARCHE

Robert Davreu, "Il lui arrive encore de marcher"

"Il lui arrive encore de marcher sur ses lacets, mais de tomber plus guère, 
- pas encore, s'entend. 
Il n'aurait plus de mouchoir à carreaux dans sa poche 
pour décalquer le sang de ses genoux 
ou ses mains écorchés, et cela le rend triste : 
ne plus pouvoir confier au tissu cette douleur-là."

Dans Moments perdus, Editions Corti

 

"Poète, traducteur et écrivain, Robert Davreu est mort le 25 novembre à Paris à l'âge de 69 ans. Philosophe de formation, membre dès l'origine du comité de rédaction de la revue Po&sie, où il siégeait depuis plus de trente ans, Robert Davreu, né à Castres le 9 août 1944, était avant tout un poète, passionné par l'art et la création contemporaine sous toutes ses formes.

Être chaleureux, généreux et exigeant, secret et volontiers rieur – doté de ce sourire souvent énigmatique mais toujours indulgent – cet « éternel coureur d'estran », comme il aimait à se définir, excellait à faire lien, à favoriser l'éclosion de talents, rôle qu'il a notamment rempli dans les années où il a siégé à la commission dramatique de France Culture. Frappé en pleine activité, il laisse une œuvre considérable dont on pourra trouver un aperçu dans l'ouvrage 120 poètes d'aujourd'hui (Montpellier, Maison du livre et des écrivains, 1992) et dans le Dictionnaire de poésie de Baudelaire à nos jours, dir. Michel Jarrety (PUF, 2001)." 

Journal LE MONDE.

 

Présenté par Wajdi Mouawad et Lu par Shadi Nafar:

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/il-lui-arrive-encore-de-marcher-de-robert-davreu-quand-l-enigme-permet-d-imaginer-3984314

ENCORE?

"Il savait le rocher qui déchire et l’œil de la murène,
le chiffre acidulé des langues mortes vives
à l’horizon de blanc brouillé,
quand plus rien ne bouge plus soudain qu’au ralenti
dans un univers d’étain défroissé,
au-delà de toute lucidité

puis falaise virant cendres
dans la mer brusquement éteinte

Il savait"

 

ROBERT DAVREU

ROBERT DAVREU

Nicolas Maillet (ÎLE DE RE/LA COUARDE)

Nicolas Maillet (ÎLE DE RE/LA COUARDE)

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Marcher en ville

15 Avril 2025

Delaunay/ Fenêtres dans la ville

Delaunay/ Fenêtres dans la ville

After work, jouer les prolongations...

En prolongement d'un atelier d'écriture sur LA VILLE, j'ai envie de mettre dans le kaléidoscope urbain quelques étoiles...dont celle-ci:

 Milène Tournier se promene dans la ville, yeux grands ouverts, oreilles toutes grandes pour cueillir des bribes de conversations, des scènes de rues, des images insolites ou touchantes et, après cette déambulation, elle écrit la poésie de sa mémoire sensible, sa poésie de la ville, et, comme le disait John Cage:"Si tu entends un bruit qui t'ennuie, écoute-le"

On peut écouter sur ce lien...

Voici l'extrait lu :

 

J'ai regardé le courage du moineau
De revenir se baigner dans son trou parfait de bord de trottoir
Après le passage en fanfare du camion.

Dimanche répète samedi
Elles disent "Mon TCA"
Ont rendez-vous 15 h devant l'épicerie
Pour trois fois dix-huit Prince de LU qu'elles ouvrent et terminent
Sur les marches du quartier universitaire vide,

L'une est aussi maigre que l'autre est grosse
L'une est à Solenn, l'autre en est sortie,
Elles n'iront pas demain au même lycée, blanche brisure du lundi, que répétera bientôt la brisure de tout se séparant de tout, les amitiés séparant les amitiés, les villes abandonnées des jours,

Parents et médecins parlent de l'influence

Néfaste de l'une sur l'autre et l'autre sur l'une
Elles engouffrent les Prince l'une avec du lait, en bouche bouteille - pour bien pouvoir, régulièrement, se lever et revenir des grandes toilettes du préfa, laissées ouvertes samedidimanche au cas où quelques Érasmus - et l'autre en les retartinant de Nutella, qu'elle prend à la cuillère, le pot serré dans ses genoux,
Y'a qu'avec l'une et l'autre que l'autre et l'une peuvent,

Avoir comme ça, étrange week-end existentiel, avant semaine énorme.

Elle lui a tendu un billet
Et le clochard en le prenant
Lui a fait un baisemain.

La dame devant moi prend
Au lieu d'une entrée et un plat
Deux entrées dont des œufs cocottes au bleu
Et l'on dirait, alors
Que cette dame sait exactement ce qu'elle veut, dans la vie.
Mais elle est plus vieille que moi et j'ai le temps
Avec mon livre vague et un café.

Extrait de Ce que m’a soufflé la ville de Milène Tournier (Castor Astral, 2023)

 

 

Mon grain de sel:

 

En marchant dans Bordeaux...

 

"Parfois, une image étoilée attrape mon regard :

sur un banal parking girondin, quatre hommes d’âges différents font la causette à l’ombre d’un pin parasol, comme ils la feraient sous un arbre à palabres d’un pays lointain et d’origine ; la même scène, je l’ai vue en Crête et, tout à coup ces invisibles donnent au parking, une insolite couleur méditerranéenne : pas de photo bien sûr, mais un intemporel sentiment d’humanité qui me relie à ces hommes sur cette terre."

 

(In Nid d'abeille, 2023-Anne-Marie Carrère)

 

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