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Articles récents

Ah, les maisons vides!

5 Novembre 2025

Ah, les maisons vides!
Laurent Mauvignier

Laurent Mauvignier

    "Je ressens de la joie" L.Mauvignier

"Je ressens de la joie" L.Mauvignier

 
        Ce désir - là d'écrire...
 
« C’est parce que je ne sais rien ou presque rien de mon histoire familiale que j’ai besoin d’en écrire une sur mesure, à partir de faits vérifiés, mais dont les histoires sont tellement lacunaires et impossibles à reconstituer qu’il faut leur créer un monde dans lequel, même fictif, ils auront chacun eu une existence." Laurent Mauvignier
 
La maison vide 
 
p. 67-68
 
"Et c’est toujours avec une sorte de regret ou de malaise qu’on ouvre grand les volets et les fenêtres parce que c’est comme si cette vaste pièce qui donne sur le devant de la maison avait du mal à accepter d’être réveillée par la lumière et l’air vif du jour, par l’odeur des jasmins et des rosiers, par la fraîcheur des magnolias, et qu’elle préférait rester dans l’humidité ombreuse de son silence de caveau.
Aujourd’hui, personne n’y met jamais les pieds sans y être obligé. Personne n’ose rien toucher, les fleurs sèches sur la cheminée — un vieux bouquet de roses ? —, les quelques scènes champêtres grisâtres et vertes sur les murs — venues d’où, peintes par qui ? — et donc, sur la gauche, au fond, presque coincé à l’angle opposé, visible d’un coup depuis l’entrée, s’imposant comme le principal agrément ou atout de la pièce, le piano noir de Marie-Ernestine, un Bösendorfer à mécanique viennoise de la fin du dix-neuvième siècle qui avait sans doute coûté une fortune, un beau piano à queue de concert, à la fois précieux et désuet, inutile et totalement désaccordé, avec sa vieille odeur de bois et ses touches d’ivoire noircies. C’est comme si on pouvait deviner la présence des mains de Marie-Ernestine, en pressentir les empreintes, la pulpe des doigts laissant de minuscules taches ovales et grises sur le blanc cassé du clavier. "
 
 

Page 566 : 

« […] il sera écrit un jour, près d’un siècle plus tard, sous mes doigts qui ne font que répéter des allusions et des anecdotes qui ont rampé jusqu’à mon imagination, mes idées, mon cerveau, pour glisser sur un clavier près d’une centaine d’années après les faits peut-être réagencés par le temps et tous ceux et celles les ayant colportés jusqu’à moi, qui m’en saisis comme si d’un coup de vent on pouvait faire une maison et construire du solide avec du vide et de l’air en mouvement. »

 

 
 
 

ODEUR DU TEMPS...

                AMPLES PHRASES...

                              LA MEMOIRE ET L'OUBLI...transfigurés...

 

"Il n’y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré.( François le Champi George Sand)"  Marel Proust, Sur la lecture 

 
 
"Laurent Mauvignier explique durant un entretien en 2014 que sa pratique de l'écriture commence très tôt avec un « livre déclencheur: quand j'étais enfant, à l'hôpital, Un bon petit diable de la comtesse de Ségur, avec l'envie d'écrire la suite, de continuer, parce que j'étais immobilisé sur un lit. »
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Balade en Novembre

4 Novembre 2025

 Place Royale Montauban en novembre

Place Royale Montauban en novembre

"C'étaient de très grands vents, sur toutes faces de ce monde,

De très grands vents en liesse par le monde, qui n'avaient d'aire ni de gîte,

Qui n'avaient garde ni mesure, et nous laissaient, hommes de paille,

En l'an de paille sur leur erre... Ah ! oui, de très grands vents sur toutes faces de vivants !

 

Flairant la pourpre, le cilice , flairant l'ivoire et le tesson, flairant le monde entier des choses,

Et qui couraient à leur office sur nos plus grands versets d'athlètes, de poètes,

C'étaient de très grands vents en quête sur toutes pistes de ce monde,

Sur toutes choses périssables, sur toutes choses saisissables, parmi le monde entier des choses "

 

(...)

 

St John Perse (Vents, extrait)

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Chrysanthèmes,flammes et bruyere

1 Novembre 2025

La Toussaint adoucit la mort. On se sent presque bien avec cette fête qui rapproche des chers disparus. Au pied des tombes, les chrysanthèmes-soleils réchauffent les âmes de leurs couleurs étoilées dont le chant s’élève crescendo du plus pur des blancs au plus chaud des ors. 

Chrysanthèmes,flammes et bruyere

Et je me souviens de mon émotion ressentie en Islande en découvrant, nichées dans la neige, les pierres tombales éclairées par des bougies et des lumières étincelantes pendant les jours les plus courts de l’année.

 

Chrysanthèmes,flammes et bruyere

L’Adieu

J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

 

 

Chrysanthèmes,flammes et bruyere
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Vous en reprendrez bien encore un peu?

28 Octobre 2025

Vous en reprendrez bien encore un peu?

"Le troupeau du vieux pasteur se composait de petites gens au coeur simple. En se rappelant plus tard la soirée de ce 15 décembre, ils n’eurent jamais l’idée que leur exaltation n’était due qu’à eux-mêmes. Ils comprirent que la grâce infinie, dont parlait le général, leur avait été dispensée. Ils ne s’en étonnèrent même pas, car ils voyaient dans ce miracle la réalisation de leurs propres espérances. Les vaines illusions s’étaient dissipées devant leurs yeux comme de la fumée, et ils avaient aperçu la véritable face du monde. Ils vivaient une heure de l’Eternité." Karen Blixen, Le dîner de Babette

Alain Gnaedig (Traducteur)Marthe Metzger (Traducteur)

256 pages

Gallimard (21/02/2008)

Ce recueil regroupe cinq nouvelles de la célèbre femme de lettres danoise : "Le plongeur", "Le dîner de Babette", "Tempêtes", "L'éternelle histoire" et "L'anneau".

 

Stephane Audran dans LE FESTIN DE BABETTE

Stephane Audran dans LE FESTIN DE BABETTE

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L'art Monumental,

21 Octobre 2025

 Kandinsky  prône un « art monumental » qui est « l’union de tous les arts en une seule oeuvre. »  Être peintre, musicien , écrivain voilà l'horizon de son désir profond. 

 

 

L’affirmation de Kandinsky est que le peintre « non naturaliste » utilise la couleur en tant que  son, sonorité, résonance

 

 

« Je ne voulais rien d’autre que créer des sonorités. Mais elles se formaient d’elles-mêmes. Voilà la désignation du contenu, de l’intérieur. »

 

 

"Le rouge, couleur essentiellement chaude, agit intérieurement comme une couleur débordante d'une vie ardente et agitée. Malgré toute sonénergie et son intensité, le rouge témoigne d'une immense et irrésistible puissance. (. .. ) Le rouge clair chaud (Saturne) sonne comme une fanfare où domine le son fort, obstiné, importun de la trompette."  (Du spirituel dans l'art)
    

 

 

 

 

 

Kandinsky

Kandinsky

1913

1913

1924

1924

1944

1944

« Au mot de composition, j’étais profondément bouleversé et plus tard, je me donnai pour but dans la vie de peindre une “Composition”. Ce mot agissait sur moi comme une prière. Il me remplissait de vénération. Dans les études que je peignais, je me laissais aller. Je pensais peu aux maisons et aux arbres, je traçais sur la toile à la spatule des lignes et des tâches de couleurs et je les laissais chanter aussi fort que je pouvais. En moi résonnait l’heure du crépuscule à Moscou, devant mes yeux j’avais toute la gamme puissante de la lumière de Munich, saturée de couleurs, avec un grondement de tonnerre profond dans les ombres. » V.Kandinsky, Regards sur le passé, 1913

 

 "C'est depuis de longues années que j'écris de temps en temps des “poèmes en prose” et parfois même des “vers”. Ce qui est pour moi un “changement d'instrument” — la palette de côté et à sa place la machine à écrire […] [Ce livre] est un petit exemple de travail synthétique. » ("Klänge""Résonances," 1913)
 
"Diagonale                                                              
    Nervure de la feuille
        Colonne vertébrale" V.K.
 
 
"Le blanc
      Un grand silence
             Qui n'est pas mort" V.K.
 
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Ce rien de sable,

20 Octobre 2025

 

Variations sur le rien

 

Ce rien de sable qui s’écoule
Du sablier en silence et se pose,
Et, fugaces, les traces en l’incarnat,
En l’incarnat s’éteignant d’un nuage…

Puis si la main renverse le clepsydre,
Le mouvement recommencé du sable,
L’argentement tacite du nuage
Aux premières lividités brèves de l’aube…

La main a retourné le sablier dans l’ombre
Et de sable, silencieusement, le rien
Qui s’écoule, est la seule chose qu’on entende
Et, entendue, qui ne sombre dans le noir.

 

Giuseppe Ungaretti, Vie d’un homme

 

 

Variazioni su nulla

 

 
Quel nonnulla di sabbia che trascorre
Dalla clessidra muto e va posandosi
E, fugaci, le impronte sul carnato,
Sul carnato che muore, d’una nube…
 
Poi mano che rovescia la clessidra,
Il ritorno per muoversi, di sabbia,
Il farsi argentea tacito di nube
Ai primi brevi lividi dell’alba…
 
La mano in ombra la clessidra volse,
E, di sabbia, il nonnulla che trascorre
Silente, è unica cosa che ormai s’oda
E, essendo udita, in buio non scompaia.
 

 

   
Ce rien de sable,
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Promenons-nous sous les arbres...

19 Octobre 2025

En compagnie de Philippe Jacottet,
 
L'automne lui va si bien!

 

 
(né le à Moudon en Suisse et mort le à Grignan (Drôme), est un écrivain, poète, critique littéraire et traducteur suisse vaudois, naturalisé français en 1950. Il est l'époux de l'illustratrice et peintre Anne-Marie Jaccottet, née Haesler. )
 
Philippe Jaccotet et sa femme à Grignan

Philippe Jaccotet et sa femme à Grignan

Petit florilège cueilli en promenade,

 

"La conscience de n’être jamais qu’un voyageur vous lave les yeux."
 
 
"Disposer les mots comme des bûches, et qu'ils brûlent bien." 
 
"Je veux prendre la parole en faveur du petit, des actes invisibles de l'esprit humain, je veux célébrer les petites formes, les formes lyriques, les poèmes, les petits chants, les esquisses et les bagatelles. Parce que le battement d'ailes d'un papillon sur une petite fleur, quelque part, suffit, je le sais, à changer en profondeur le cours de l'Histoire".
 
 
"J'ai toujours eu dans l'esprit, sans bien m'en rendre compte, une sorte de balance. Sur un plateau il y avait la douleur, la mort, sur l'autre la beauté de la vie. Le premier portait toujours un poids beaucoup plus lourd, le second, presque rien d'impondérable. Mais il m'arrivait de croire que l'impondérable pût l'emporter, par moments." 
 
JOIE,
 
"Je me souviens qu'un été récent, alors que je marchais une fois de plus dans la campagne, le mot joie, comme traverse parfois le ciel un oiseau que l'on n'attendait pas et que l'on n'identifie pas aussitôt, m'est passé par l'esprit et m'a donné, lui aussi, de l'étonnement. Je crois que d'abord, une rime est venue lui faire écho, le mot soie ; non pas tout à fait arbitrairement, parce que le ciel d'été à ce moment-là, brillant, léger et précieux comme il l'était, faisait penser à d'immenses bannières de soie qui auraient flotté au-dessus des arbres et des collines avec des reflets d'argent, tandis que les crapauds toujours invisibles faisaient s'élever du fossé profond, envahi de roseaux, des voix elles-mêmes, malgré leur force, comme argentées, lunaires. Ce fut un moment heureux ; mais la rime avec joie n'était pas légitime pour autant. "
 
 
"Je pense quelquefois que si j'écris encore, c'est, ou ce devrait être avant tout pour rassembler les fragments, plus ou moins lumineux et probants, d'une joie dont on serait tenté de croire qu'elle a explosé un jour, il y a longtemps, comme une étoile intérieure, et répandu sa poussière en nous. Qu'un peu de cette poussière s'allume dans un regard, c'est sans doute ce qui nous trouble, nous enchante ou nous égare le plus ; mais c'est, tout bien réfléchi, moins étrange que de surprendre son éclat, ou le reflet de cet éclat fragmenté, dans la nature. Du moins ces reflets auront-ils été pour moi l'origine de bien des rêveries, pas toujours absolument infertiles.
""
 

 

De la musique,

 

"La dernière sonate pour piano de Schubert m'étant revenue hier soir, par surprise, une fois de plus, je me suis dit simplement : « Voilà.» Voilà ce qui tient inexplicablement debout, contre les pires tempêtes, contre l'aspiration du vide ; voilà ce qui mérite, définitivement, d'être aimé : la tendre colonne de feu qui vous conduit, même dans le désert qui semble n'avoir ni limites, ni fin."
 

 

Philippe Jaccottet, cueillette.

«La poésie est donc ce chant que l’on ne saisit pas, cet espace où l’on ne peut demeurer, cette clef qu’il faut toujours reprendre. Cessant d’être insaisissable, cessant d’être douteuse, cessant d’être ailleurs (faut-il dire : cessant de n’être pas ?), elle s’abîme, elle n’est plus.» 

Extrait de «La promenade sous les arbres»

1957

 

 
Promenons-nous sous les arbres...
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O BLEU,

18 Octobre 2025

 

" D’abord il n’y a rien, puis il y a un rien profond, ensuite il y a une profondeur bleue. » 

       Gaston Bachelard

YVES KLEIN

YVES KLEIN

 YVES KLEIN,  California,(IKB 71)

YVES KLEIN, California,(IKB 71)

"O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
— O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !"

Arthur Rimbaud(Voyelles)

"Le 23 octobre prochain, la maison de ventes Christie’s mettra aux enchères à Paris l’une des œuvres les plus emblématiques d’Yves Klein (1928-1962) : California, (IKB 71). Exposée pour la première fois en France, cette toile monumentale, incarne l’apogée de la quête artistique de Klein pour un bleu absolu, une couleur qu’il a lui-même inventée et baptisée International Klein Blue (IKB)

Pierre-Emmanuel Martin-Vivier explique en exclusivité pour son premier article pour Sans Doute pourquoi cette oeuvre est iconique.

Avec près de deux mètres de haut pour plus de quatre mètres de large, cette pièce majeure est non seulement un chef-d’œuvre de l’artiste, mais aussi une expérience sensorielle et spirituelle à part entière. Ce n’est pas une simple peinture. C’est une invitation à l’immersion, un ‘happening’ visuel où le spectateur est convié à s’abandonner dans une profondeur à la fois tangible et insaisissable. La surface de l’œuvre, à la texture rugueuse et accidentée, évoque la croûte terrestre d’un sol encore vierge, ou les reliefs mystérieux des fonds marins. Ses douces bosselures, presque organiques, rappellent les récifs coralliens ou les motifs ondulants des jardins zen que l'artiste découvrit lors de son voyage au japon(1953/53). L’œuvre, quasi sculpturale dans sa présence massive, semble pourtant évanescente, comme si sa matière poudreuse pouvait se dissoudre sous le regard.

Ce bleu profond, intense et vibrant, crée un vide absolu où matière et esprit se confondent. Il préfigure les « reliefs planétaires » de l’artiste, tout en évoquant l’immensité silencieuse de l’océan ou d’un ciel sans fin. Roland F. Pease, critique new-yorkais, décrivit l’expérience de se tenir devant un monochrome de Klein comme celle de « contempler une merveille de la nature pour la toute première fois, une de ces merveilles colossales, comme le Grand Canyon ». Selon lui, la grandeur de ces toiles réside dans leur silence, « immense, presque insoutenable ».

Le BLEU d’Yves Klein est maintenant une référence mondiale.

Exécutée en 1961, California, (IKB 71) fut dès l’origine destinée au marché américain. Elle fut présentée pour la première fois chez le célèbre marchand new-yorkais Léo Castelli, lors d’une exposition historique pour laquelle Klein fit le déplacement, marquant son unique voyage aux États-Unis. Le hasard — ou le destin — voulut que le vernissage new-yorkais de l’œuvre, le 11 avril 1961, coïncide avec un événement qui allait changer la perception humaine de l’univers : le 12 avril, Youri Gagarine devenait le premier homme à voyager dans l’espace. « Le ciel est très noir, la Terre est bleue. Tout est visible très clairement », rapporta-t-il. Pour Klein, cette déclaration confirmait sa vision : la Terre était bel et bien bleue, imprégnée de l’IKB. Il écrivit plus tard à son ami Arman que Gagarine avait été, en quelque sorte, le seul visiteur de son exposition dans l’espace.

Pour l’artiste, ce bleu cosmique n’était pas seulement la couleur du vide, mais aussi celle de la mer — infinie, immersive, élémentaire. California, (IKB 71) incarne ce double symbolisme, reliant le ciel et l’océan dans une même vibration poétique.

Yves Klein a marqué l’histoire de l’art par sa quête d’un bleu absolu, une couleur qu’il considérait comme la manifestation pure de l’immatérialité. California, (IKB 71) est bien plus qu’une peinture : c’est une porte ouverte sur l’infini, une méditation sur la place de l’homme dans l’univers. À travers cette œuvre, Klein nous rappelle que l’art peut être une expérience totale, une plongée dans l’invisible, où le silence et la couleur deviennent les langages d’une émotion universelle.

Alors que cette toile s’apprête à changer de mains, elle continue de fasciner par sa capacité à transcender le temps et l’espace, invitant chaque spectateur à s’y perdre — et peut-être à s’y retrouver.

* L’œuvre est visible du 17 au 23 octobre entre 10H00 et 18H00 chez Christie’s. 9, avenue Matignon 75008 Paris. Entrée gratuite.

in SANS DOUTE (revue en ligne)

Bleu Haïku

Profond
plus profond encore
dans les montagnes bleues 


Taneda Santôka
 
"Ce haïku, que je lis et relis lentement, au plus intense, m'offre toujours un surcroît de présence, une écoute de toutes les coïncidences. Il met en scène un je-univers, un esprit capable de se laisser habiter, visiter, un corps devenu antenne au diapason de l'espace. Dans une exaltation toujours neuve. Dieu ? Une onde, un flux, un abandon bleuté."
 
ZENO BIANU (Petit éloge du bleu)
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CADEAU D'ARTE

12 Octobre 2025

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Souriez vous êtes filmés!

10 Octobre 2025

 "Plus le visage est sérieux, plus le sourire est beau."

               François René de Chateaubriand (qui voulait être Chateaubriand ou

rien 🙂) — Mémoires d'outre-tombe

L'ange au sourire de Reims

L'ange au sourire de Reims

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