Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
annycejourd'hui etc.
Articles récents

SON JOUR

8 Mai 2025

SON JOUR

Quelle lettre de Rimbaud à son professeur ! On en reprendrait du service!😂

Georges Izambard , son professeur de rhétorique à Charleville est plus tard, devenu journaliste ( à cause d'une surdité, il dût quitter l'enseignement)

 Rimbaud a 16 ans, Izambard 21.

 

"Charleville, 25 août 1870.  (pendant les vacances)

Monsieur,

Vous êtes heureux, vous, de ne plus habiter Charleville j - Ma ville natale est supérieurement idiote entre les petites villes de province. Sur cela, voyez-vous, je n'ai plus d'illusions. Parce qu'elle est à côté de Mézières, - une ville qu'on ne trouve pas, - parce qu'elle voit pérégriner dans ses rues deux ou trois cents de pioupious, cette benoîte population gesticule, prudhommesquement spadassine, bien autrement que les assiégés de Metz et de Strasbourg ! C'est effrayant, les épiciers retraités qui revêtent l'uniforme ! C'est épatant, comme ça a du chien, les notaires, les vitriers, les percepteurs, les menuisiers, et tous les ventres, qui, chassepot au coeur, font du patrouillotisme aux portes de Mézières ; ma patrie se lève !... Moi, j'aime mieux la voir assise ; ne remuez pas les bottes ! c'est mon principe.

Je suis dépaysé, malade, furieux, bête, renversé ; j'espérais des bains de soleil, des promenades infinies, du repos, des voyages, des aventures, des bohcmienne-ries enfin ; j'espérais surtout des journaux, des livres... Rien ! Rien ! Le courrier n'envoie plus rien aux libraires ; Paris se moque de nous joliment : pas un seul livre nouveau ! c'est la mort ! Me voilà réduit, en fait de journaux, à l'honorable Courrier des Ardennes, - propriétaire, gérant, directeur, rédacteur en chef et rédacteur unique : A. Pouillard ! Ce journal résume les aspirations, les voeux et les opinions de la population : ainsi jugez ! c'est du propre !... On est exilé dans sa patrie !!!
 
Heureusement, j'ai votre chambre : - Vous vous rappelez la permission que vous m'avez donnée. - J'ai emporté la moitié de vos livres ! J'ai pris le Diable à Paris. Dites-moi un peu s'il y a jamais eu quelque chose de plus idiot que les dessins de Grandville ? - J'ai Costal l'Indien, j'ai la Robe de Nessus, deux romans intéressants. Puis, que vous dire ?... J'ai lu tous vos livres, tous ; il y a trois jours, je suis descendu aux Epreuves, puis aux Glaneuses, - oui ! j'ai relu ce volume ! - puis ce fut tout !... Plus rien ; votre bibliothèque, ma dernière planche de salut, était épuisée !... Le Don Quichotte m'apparut ; hier, j'ai passé, deux heures durant, la revue des bois de Doré : maintenant, je n'ai plus rien !

Je vous envoie des vers ; lisez cela un matin, au soleil, comme je les ai faits : vous n'êtes plus professeur, maintenant, j'espère !...

Vous aviez l'air de vouloir connaître Louisa Siefert, quand je vous ai prêté ses derniers vers ; je viens de me procurer des parties de son premier volume de poésies, les Rayons perdus, 4* édition. J'ai là une pièce très émue et fort belle, 
 




(...)
 
Marguerite

Moi, j'étais à l'écart, tenant sur mes genoux

Ma petite cousine aux grands yeux bleus si doux :

C'est une ravissante enfant que Marguerite

Avec ses cheveux blonds, sa bouche si petite

Et son teint transparent...




Marguerite est trop jeune. Oh ! si c'était ma fille,

Si j'avais une enfant, tête blonde et gentille,

Fragile créature en qui je revivrais,

Rose et candide avec de grands yeux indiscrets !

Des larmes sourdent presque au bord de ma paupière

Quand je pense à l'enfant qui me rendrait si fière,

Et que je n'aurai pas, que je n'aurai jamais;

Car l'avenir, cruel en celui que j'aimais,

De cette enfant aussi veut que je désespère...




Jamais on ne dira de moi : c'est une mère !

Et jamais un enfant ne me dira : maman !

C'en est fini pour moi du céleste roman

Que toute jeune fille à mon âge imagine...




Ma vie, à dix-huit ans, compte tout un passé.
 
Louisa Siefert ( in Les rayons perdus)



- C'est aussi beau que les plaintes d'Antigone dans Sophocle.

J'ai les Fêtes galantes de Paul Verlaine, un joli in-12 écu. C'est fort bizarre, très drôle ; mais vraiment, c'est adorable. Parfois de fortes licences .


Achetez, je vous le conseille, la Bonne Chanson, un petit volume de vers du même poète : ça vient de paraître chez Lemerre ; je ne l'ai pas lu : rien n'arrive ici ; mais plusieurs journaux en disent beaucoup de bien.

Au revoir, envoyez-moi une lettre de 25 pages - poste restante - et bien vite !




 
SON JOUR

       

          NOTES D'IZAMBARD:

« Aussi le traitai-je en homme, écrit G. Izambard. Et comme visiblement il n’y était pas habitué, cela lui allait au cœur. Il me disait ses lectures, déjà abondantes, variées sans pruderie mais sans recherche aucune de salacités équivoques… Ce qu’il ne me disait pas encore, c’est à quelles ruses il était forcé de recourir, chez lui, pour y déguster en catimini les romans les plus anodins, les plus manifestement littéraires » .

 

 

Geotges IZANBARD

Geotges IZANBARD

Lire la suite
Publicité

RESISTER

7 Mai 2025

Roses/Monet

Roses/Monet

 

Résister

"Madeleine Riffaud se souvient de ce premier contact, notamment avec Éluard : « Il m’a regardée. Il a senti tout de suite que j’étais quelqu’un en danger de mort. Il était comme ça. C’est là où se voit sa bonté. Il m’a demandé : - Tu ne vas pas, toi, dis ? - Comment vis-tu ? Je suis tubar et je n’ai pas de métier. – Bon. Viens me voir demain, à dix heures. - Tu viendras, n’est-ce pas ? Et c’est comme ça que je m’en suis tirée. J’étais sauvée. Cet homme venait de signer ma levée d’écrou. S’il n’y avait pas eu Éluard pour me regarder ce jour-là, j’étais sans doute perdue. "

Touché par la détresse, mais avant tout par le courage et le talent de la jeune femme, Éluard va publier des poèmes de Madeleine dans L’Éternelle Revue, qu’il a fondée dans la clandestinité. Madeleine devient dès lors, une intime de Nusch et Paul Éluard, qui l’adoptent.  Chez eux, Madeleine rencontre de nouveau Tristan Tzara, mais aussi Raymond Queneau, Vercors, et bien sûr Pablo Picasso, avec qui elle noue une forte amitié, indéfectible. C’est encore grâce à Paul Éluard que paraît le premier livre de poèmes de Madeleine Riffaud (orné de son portrait, dessiné par Pablo Picasso) et qu’il préface : Le Poing fermé, en 1945.

Mais Madeleine répond aussi en poésie : J’ai aimé ma patrie au bruit sec des verrous. – Notre amour est pareil au parfum du jasmin – Qui fait le mur, la nuit, et chante comme un fou – Quand la garde casquée tourne autour des jardins. – Amour sans feu ni lieu aux pas lointains – De mille et mille chômeurs devenus combattants… - J’ai défoncé ma vie comme un cercueil."

in:      https://www.leshommessansepaules.com/auteur-Madeleine_RIFFAUD-815-1-1-0-1.html

 

Madeleine, Picasso

Madeleine, Picasso

RESISTER

La liberté c’est ce cours d’eau
Qui vient passer sur ta maison.
Tous les gens de la rue y puisent à pleins seaux
Les filles fatiguées y viennent se baigner
Le soir, quand la sirène ouvre les ateliers.
Et l’on y lave, aussi, les vestes de travail.


Je te regarde face à face
Et je vois l’eau du fleuve
Aux hublots de tes yeux.


Tu t’en vas sur le fleuve,
Avec le fleuve, vers la mer.
Je viens, nous venons tous, nous nageons près de toi,
Écume du sillage ou feuilles emportées,
Frôlés de poissons d’or, survolés d’éperviers.


C’est un fleuve sans rive et notre foule s’y perdra,
Se fondra, fraternelle, à celle de partout.


Demain, ceux qui vivront trouveront naturel
D’être au large, au soleil, sur la mer Liberté.

Poème écrit en 1946, dédié à Paul ELUARD

 

©

Lire la suite

HUI

6 Mai 2025

HUI

     CEJOURD'HUI montré du doigt!

 

  • (Vieilli) Terme désignant le jour présent, synonyme d'aujourd'hui.

"L'adverbe « aujourd'hui » cache une fascinante histoire linguistique. D'où vient exactement ce « hui » qui s'y cache ? Comment un simple mot latin a-t-il évolué pour donner naissance à cette expression temporelle si courante ? Plongeons dans les racines étymologiques d'un terme que nous utilisons quotidiennement sans en connaître la véritable origine.


Le mot « hui » provient directement du latin hodie, un terme qui signifiait « en ce jour ». Cette origine latine n'est pas surprenante quand on considère l'influence profonde de la civilisation romaine sur la formation du français. Apparu au XIe siècle dans l'ancien français, « hui » représente un vestige linguistique précieux.

Dans les langues romanes voisines, on retrouve des cousins linguistiques de « hui » : l'espagnol « hoy » et l'italien « oggi » partagent cette même origine latine, confirmant la parenté linguistique qui unit ces langues issues du latin.

L'évolution de « hui » vers « aujourd'hui » résulte d'un phénomène linguistique appelé agglutination. Ce processus consiste à former de nouveaux mots en associant des éléments auparavant indépendants. Dans le cas d'« aujourd'hui », le mot « hui » a été jugé trop bref pour exprimer pleinement la notion d'une journée complète.

  • au (contraction de « à le ») ;
  • « jour » (la période de 24 heures) ;
  • « de » (préposition de liaison) ;
  • « hui » (du latin hodie, signifiant « ce jour »).
 
Littéralement, « aujourd'hui » signifie donc « au jour de ce jour », formant ce que les linguistes appellent un pléonasme : une expression où des termes se redoublent pour renforcer le sens. Cette redondance, loin d'être une erreur, joue un rôle sémantique important en accentuant la notion de présent" 
 
Futura
Lire la suite

PPP

5 Mai 2025

 

               

                     PIER PAOLO PASOLINI

PPP

"Adulte ? Jamais. Jamais : comme l’existence
Qui ne mûrit pas, reste toujours verte,
De jour splendide en jour splendide.
Je ne peux que rester fidèle
À la merveilleuse monotonie du mystère.
Voilà pourquoi, dans le bonheur,
Je ne me suis jamais abandonné. Voilà
Pourquoi dans l’angoisse de mes fautes
Je n’ai jamais atteint un remords véritable.
Égal, toujours égal à l’inexprimé,
À l’origine de ce que je suis."

 

In Pier Paolo Pasolini Adulte ? Jamais Choix de poèmes et présentation par René de Ceccatty - © Seuil, Points 3095, 2013, pp 256/257

 

 

Lire la suite
Publicité

Cela va sans dire

4 Mai 2025

Cela va sans dire

 

 

Dans le vif de l’aube
   Cela va sans dire
       Cet appel du vivre
                     Cette présence !

Anny C.

«Cela va sans dire» fait partie de ces formules heureuses qu'on tient d'on ne sait où, polies par l'usage, au sein du langage le plus familier, et dans lesquelles s'entrevoit soudain un appel à philosopher; y affleure discrètement de la profondeur, et qui même est inépuisable. Elle dit ce qui va tout seul, qui va de soi - mais sans subir l'isolement de ce «seul» et sans traîner avec elle la pesanteur référentielle de ce «soi»; et dans ce «va», qui n'a pas besoin de se justifier, léger et sans finalité, j'entends l'allant de toutes choses, la «voie» par où silencieusement et continûment elles passent - tao, disent les taoïstes. Par rapport à quoi, dire, commenter, ajouter des phrases et des explications, non seulement n'apporterait rien par son doublage, mais grève déjà et fait obstacle. (...)"

François Jullien

Cela va sans dire
Lire la suite

ASSEZ!

3 Mai 2025

Van Gogh

Van Gogh

 
 
 
« Assez vu. La vision s’est rencontrée à tous les airs.
 
Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours.
 
Assez connu. Les arrêts de la vie. — Ô Rumeurs et Visions !
 
Départ dans l’affection et le bruit neufs ! »

 

RIMBAUD

RIMBAUD

Lire la suite

Une poignée de mots

2 Mai 2025

Une poignée de mots

 

 

"Rien n'est plus précieux qu'une poignée de mots autour desquels rassembler les vivants et les morts."

Pierre Bergounioux, voir en intégralité sur France tv : bit.ly/3AN3fG2

 

Pierre Bergounioux

Pierre Bergounioux

 

“J’ai vu le jour, si le mot convient, dans la vieille, la pluvieuse Corrèze au milieu de ce siècle, c’est à dire quelque part entre l’an mil et l’entre-deux guerres où le temps s’est arrêté, à supposer qu’il ait jamais passé sur ces froides, ces trop vertes solitudes ”.

(Un peu de bleu dans le paysage)

 

Une poignée de mots
Lire la suite

UN BRIN

1 Mai 2025

 

 

Choses de mai...

 

Pour toi

Un brin de muguet

Pour toi

Un brin de bonheur

Pour toi

Un parfum de printemps

 

Anny C.

UN BRIN

La tradition du Premier mai remonte à la nuit des temps. Dans l'antiquité, c'était la date à laquelle les navigateurs reprenaient la mer. Chez les Celtes, c'était le début du premier semestre de l'année celtique. Au Moyen Age, Mai était le mois des accordailles. Cette tradition date de 1561, véritablement, année où le roi Charles X décida d’en offrir à toutes les dames de la cour. Comme il en avait reçu à cette même date, l’idée lui plût et c’est lui qui lança cette bonne habitude !

Mai : du latin Maius, une divinité, l’une des Pléiades, fille d’Atlas. Elle a été empruntée aux Grecs, qui la nommaient Maias, Μαιάς, ce qui signifie « mère ». Cette déesse est la mère d’Hermès (Mercure chez les Romains), conçu avec Zeus (Jupiter). Chez les Romains, elle est liée à Vulcain. Le flamen volcanalis (un prêtre) sacrifiait à Maia aux calendes de mai (premier mai). La racine du terme Maia, mag, renvoie aux notions de croissance et d’augmentation (de la nature, en mai). Maius était aussi célébrée aux Mercuralia, le 15 mai, avec Mercure.

 

"On ne doit jamais manquer de répéter à tout le monde les belles choses qu'on a lues."
 
Sei Shonagon Notes de chevet
 
 
Alors...
 
 
Marcel Proust, Les aubépines
 
 

« C’est au mois de Marie que je me souviens d’avoir commencé à aimer les aubépines. N’étant pas seulement dans l’église, si sainte, mais où nous avions le droit d’entrer, posées sur l’autel même, inséparables des mystères à la célébration desquels elles prenaient part, elles faisaient courir au milieu des flambeaux et des vases sacrés leurs branches attachées horizontalement les unes aux autres en un apprêt de fête, et qu’enjolivaient encore les festons de leur feuillage sur lequel étaient semés à profusion, comme sur une traîne de mariée, de petits bouquets de boutons d’une blancheur éclatante. Mais, sans oser les regarder qu’à la dérobée, je sentais que ces apprêts pompeux étaient vivants et que c’était la nature elle-même qui, en creusant ces découpures dans les feuilles, en ajoutant l’ornement suprême de ces blancs boutons, avait rendu cette décoration digne de ce qui était à la fois une réjouissance populaire et une solennité mystique. Plus haut s’ouvraient leurs corolles çà et là avec une grâce insouciante, retenant si négligemment comme un dernier et vaporeux atour le bouquet d’étamines, fines comme des fils de la Vierge, qui les embrumait tout entières, qu’en suivant, qu’en essayant de mimer au fond de moi le geste de leur efflorescence, je l’imaginais comme si ç’avait été le mouvement de tête étourdi et rapide, au regard coquet, aux pupilles diminuées, d’une blanche jeune fille, distraite et vive. »

 

Marcel Proust, Du côté de chez Swann,   P 110-111, édition Gallimard, collection Folio, 1988

 

 

UN BRIN

Choses qui font battre le coeur …

 

“Des moineaux qui nourrissent leurs petits.

Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.

Se coucher seule dans une chambre délicieusement parfumée d’encens.

S’apercevoir que son miroir de Chine est un peu terni.

Un bel homme, arrêtant sa voiture, dit quelques mots pour annoncer sa visite.

Se laver les cheveux, faire sa toilette, et mettre des habits tout embaumés de parfum. Même quand personne ne vous voit, on se sent heureuse, au fond du coeur.

Une nuit où l’on attend quelqu’un. Tout à coup, on est surpris par le bruit de l’averse que le vent jette contre la maison.”

 

Sei Shônagon/Notes de chevet, Japon, an 1000

 

 

(Composées dans les premières années du XIᵉ siècle, au moment de la plus haute splendeur de la civilisation de Heian, au moment où Kyôto s'appelait Heiankyô, c'est-à-dire «Capitale de la Paix», par une dame d'honneur, Sei Shônagon, attachée à la princesse Sadako, laquelle mourut en l'an 1000, les Notes de chevet appartiennent au genre sôshi, c'est-à-dire «écrits intimes». Les Notes de chevet de Sei Shônagon proposent, sous forme de tableaux, de portraits, des impressions sur ce que l’auteur aime, déteste, sur ce qui ne s’accorde pas, sur les gens qui imitent ce que font les autres, sur des choses difficiles à dire, sur des choses auxquelles on ne peut s’abandonner, sur des choses rares, et qui sont autant de récits, délivrés à l’aune du clan Fujiwara, au moment de la plus haute splendeur de la civilisation du Heian, une illustration du Japon sous les Fujiwara.)

UN BRIN
Lire la suite
Publicité

VIVRE

30 Avril 2025

VIVRE

"Celui qui n'est pas occupé à naître est occupé à mourir." Bob Dylan

Paroles de la chanson "It's Alright, Ma (I'm Only Bleeding)" - Ça va bien, M'man (je saigne, c'est tout) - "That he not busy being born. Is busy dying." de Bob Dylan

=

VIVRE

VIVRE ENCORE

Dans la COMPLEXITE

VIVRE ENFIN

VIVRE

Dans le SOUFFLE

En ESSOR

Lire la suite

AU HASARD

29 Avril 2025

AU HASARD

 

 

"Les hasards de nos vies nous ressemblent." Elsa Triolet

PORTRAIT

PORTRAIT

Lire la suite