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Articles récents

DE LA BEAUTE

7 Mars 2025

                    

 

      « L'optimisme de Matisse, c'est le cadeau qu'il fait à notre monde malade » 

         Louis Aragon

 

ALGUE ROUGE, MATISSE

ALGUE ROUGE, MATISSE

« C’est venu comme ça,  moi qui ai toujours cherché à connaître ma méthode de travail, je ne peux m’expliquer cela. J’ai l’impression que c’est un autre qui le fait. Mais je suis content de l’avoir fait. » 

 

MATISSE à VENCE

 

MATISSE, VENCE

MATISSE, VENCE

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UN GRAIN DE FOLIE

6 Mars 2025

                              

 

             “Si tu es fou, viens dans mes bras, je t’aime”

 

                          Léo Ferré ! (Et basta!)

 

« Pourquoi est-on l' ami de quelqu'un? On se comprend sans avoir besoin de s'expliquer, on a un langage commun ,(...) C'est un mystère (..) J'ai une hypothèse, c'est que chacun de nous est apte à saisir un certain type de charme, jusqu'à des racines vitales (...) Le vrai charme des gens, c’est le côté où ils perdent un peu les pédales, où ils ne savent plus très bien où ils en sont. Ça ne veut pas dire qu’ils s’écroulent, au contraire, ce sont des gens qui ne s’écroulent pas. Mais si tu ne saisis pas la petite racine, le petit grain de folie chez quelqu’un, tu ne peux pas l’aimer. On est tous un peu dément. Or, j’ai peur ou au contraire je suis content que le point de démence de quelqu’un soit la source de son charme même. »

Gilles DELEUZE – L’Abécédaire

 

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L'Aurore aux doigts de rose

5 Mars 2025

L'Aurore aux doigts de rose

 « Pense chaque journée singulière comme une vie singulière ».

    Sénèque

"Où cours tu, Aurore? Reste, si mince et bouleversante lueur! Aurore, garde-toi de l'aube! C'est l'heure que je préfère! C'est l'heure où le monde s'apprête à être le plus pur. Où l'air est le plus frais. Où l'oiseau tire de son gosier énorme et de sa tête minuscule le chant le plus liquide et le plus miraculeux. Où la feuille de l'arbre retombe, dans la première pâleur, couverte de la rosée que l'air mystérieusement pleure, attendant les becs des oiseaux et les lèvres si brèves des chats qui boivent l'aube sur leur pétales ou la prélèvent sur leur peau."

 

Pascal Quignard

 

Il y a deux peuples végétaux:

 

Les ROMAINS dont la déesse suprême est FLORA

FLORA 1er siecle avant JC ITALIE

FLORA 1er siecle avant JC ITALIE

 

 

Les JAPONAIS qui célèbrent la nature jusque dans la miniaturisation

 

JARDIN/KYOTO

JARDIN/KYOTO

Et "Une journée de bonheur", alors ?

 

"C’est un traité de sagesse, qui vaut mieux que tous les traités de bien-vivre offerts par les papes contemporains du « développement personnel ».

Une réflexion étymologique et philosophique sur notre condition d’être non seulement mortels, mais construits sur le rythme alterné du jour et de la nuit.

Un condensé d’esthétique comparée —le Japon, la France.

Un hommage rendu à Sandor Ferenczi et à Sigmund Freud.

Un remède contre la dépression nerveuse.

Un voyage chamanique.

Une constante nostalgie du « jadis ».

Un éloge de l’écriture au petit jour."

J’en oublie beaucoup. Mais allez donc y voir...

Alain André auteur de romans, de fictions brèves et d’essais est le directeur pédagogique d’Aleph-Écriture. Il vit  à La Rochelle, où il conduit divers ateliers d’écriture

 

IKEBANA

IKEBANA

Le mot ikebana vient de « ikeru », qui signifie en japonais « donner vie », et de « bana » ou « hana » dont le sens est « fleur ».

 

La fleur du silence traverse la conversation...

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CARÊME PRENANT

4 Mars 2025

CARÊME PRENANT
CARÊME-PRENANT. n. m.

Les trois jours gras qui précèdent immédiatement le mercredi des Cendres. On dit plutôt aujourd'hui CARNAVAL. Il se disait plus particulièrement du Mardi gras et, par extension, des Gens masqués et déguisés qui courent les rues pendant les jours gras. 
 
Fig. et fam., C'est un vrai carême-prenant, se dit d'une Personne vêtue d'une manière extravagante, qui la fait ressembler à un masque.(Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition)
 

Vous voulez donner votre fille à un carême-prenant ?, Molière, B. Gent.

LOUIS SEIGNER, en MAMAMOUCHI

LOUIS SEIGNER, en MAMAMOUCHI

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Va, comme hier

3 Mars 2025

Va, comme hier

(...)"Hiberner n’empêche pas de revoir sa vie à hauteur d’enfance : j’ai descendu dans le jardin (ibid) pour shooter dans le ballon au pied du magnolia. Alors, l’enfant que j’étais est revenue dans un rêve et, ensemble nous nous sommes réchauffées en cueillant des tulipes dans les champs de notre gers natal, des brassées de tulipes jaunes et rouges que mon amie d’enfance et moi, attachions sur les porte-bagages de nos vélos et qui prenaient dans le vent de nos virages des airs de drapeaux sans frontière que nous plantions, en arrivant chez nos parents, dans des vases qui disparaissaient sous leurs révérences! Personne n’entendait les applaudissements des rayons de soleil du printemps, mais je jure qu’ils étaient puissants et enthousiastes.
Le lendemain, les tulipes regrettant déjà la bonne terre de leurs champs, se lamentaient jusqu’à en mourir, ce qui nous obligeait à pédaler de plus belle dans la campagne pour embrasser les tulipes à nouveau jusque dans les mots rouges et or de nos livres de chevet.

Aujourd’hui, je suis allée acheter un bouquet de tulipes. Elles sont jaunes. Elles tiennent dans le vase comme un i bien droit parce que j’ai appris à ne pas mettre beaucoup d’eau dans un vase pour un bouquet de tulipes. Celui-ci n’est qu’un pâle reflet de la fougue des bouquets d’antan. Pourtant ce n’est pas un bouquet artificiel qui ensoleille ce coin de table, ce sont de vraies belles tulipes mais il leur manque le coup de pédale qui me rapprochait de leurs ancêtres, l’odeur de la terre au printemps, la douce fraîcheur du vent, l’abondance gratuite, les abeilles qui dansaient avec les papillons, le plaisir de la cueillette sauvage, les fous rires au retour.

Tiens, je vois un pétale d’une de mes tulipes jaunes tomber au pied du vase. La fleur aurait-elle deviné ma pensée? Cela lui aurait-il donné un coup de blues semblable à celui du Petit Prince prenant conscience de la banalité de sa rose chérie  ?

Cette larme - pétale me fend le cœur, devient relique d’un souvenir sacré !"

    

Anny C (in Onde traversière, inédit)

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D'UN POETE A L'AUTRE

2 Mars 2025

"Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud ! Tes dix-huit ans réfractaires à l’amitié, à la malveillance, à la sottise des poètes de Paris ainsi qu’au ronronnement d’abeille stérile de ta famille ardennaise un peu folle, tu as bien fait de les éparpiller aux vents du large, de les jeter sous le couteau de leur précoce guillotine. Tu as eu raison d’abandonner le boulevard des paresseux, les estaminets des pisse lyres, pour l’enfer des bêtes, pour le commerce des rusés et le bonjour des simples.

Cet élan absurde du corps et de l’âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater, oui, c’est bien là la vie d’un homme ! On ne peut pas, au sortir de l’enfance, indéfiniment étrangler son prochain. Si les volcans changent peu de place, leur lave parcourt le grand vide du monde et lui apporte des vertus qui chantent dans ses plaies.

Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud ! Nous sommes quelques uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi."

 

RENE CHAR

"Je suis un inventeur bien autrement méritant que tous ceux qui m’ont précédé ; un musicien même, qui ai trouvé quelque chose comme la clef de l’amour.'

 

RIMBAUD (Les Illuminations, extrait de VIES)

 

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DIS-MOI DIMEY

1 Mars 2025

 

"J'aime écrire une chanson comme une fleur vivace aux marches du palais."

 

Il y a de grands artistes qui sont restés  modestes par pureté d'âme, mais il n'est jamais trop tard pour les honorer, au contraire, le temps les reconnaît, et c'est, après avoir écouté ce lien à son sujet, que je n'hésite pas à le faire revivre :

 

DIS-MOI DIMEY

Voici, un de ses beaux poèmes:

Les enfants de Louxor

Bernard DIMEY

Quand je sens, certains soirs, ma vie qui s’effiloche
Et qu’un vol de vautours s’agite autour de moi,
Pour garder mon sang froid, je tâte dans ma poche
Un caillou ramassé dans la Vallée des Rois.
Si je mourrais demain, j’aurais dans la mémoire
L’impeccable dessin d’un sarcophage d’or
Et pour m’accompagner au long des rives noires
Le sourire éclatant des enfants de Louxor.

À l’intérieur de soi, je sais qu’il faut descendre
À pas lents, dans le noir et sans lâcher le fil,
Calme et silencieux, sans chercher à comprendre,
Au rythme des bateaux qui glissent sur le Nil,
C’est vrai, la vie n’est rien, le songe est trop rapide,
On s’aime, on se déchire, on se montre les dents,
J’aurais aimé pourtant bâtir ma Pyramide
Et que tous mes amis puissent dormir dedans.

Combien de papyrus enroulés dans ma tête
Ne verront pas le jour… ou seront oubliés
Aussi vite que moi?… Ma légende s’apprête,
Je suis comme un désert qu’on aurait mal fouillé.
Si je mourais demain, je n’aurais plus la crainte
Ni du bec du vautour ni de l’oeil du cobra.
Ils ont régné sur tant de dynasties éteintes…
Et le temps, comme un fleuve, à la force des bras…

Les enfants de Louxor ont quatre millénaires,
Ils dansent sur les murs et toujours de profil,
Mais savent sans effort se dégager des pierres
À l’heure où le soleil se couche sur le Nil.
Je pense m’en aller sans que nul ne remarque
Ni le bien ni le mal que l’on dira de moi
Mais je déposerai tout au fond de ma barque
Le caillou ramassé dans la Vallée des Rois.

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Envolée

28 Février 2025

Envolée

"J’ai éteint mon volcan
rangé mon vélo vert
enfermé ma vipère
et je me suis envolé
sur un vieux toucan blanc
je passerai l’hiver
à Vancouver

le Canada
me consolera"

 

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MOUSSE DE RAYONS

27 Février 2025

MOUSSE DE RAYONS

L’hiver se ferait-il la belle ?


"A 15 heures, des faisceaux de soleil envahissent la maison, décloisonnent les espaces, bousculent le confort, dénudent les miroirs qui volent en éclats. C’est presque trop fort, presque trop tôt. Il faut un temps pour tout. Dans le jardin, les pâquerettes sont les premières sur le front, toute naissance est un combat pour gagner la lumière. Les arbres se trémoussent, le vent les caresse, les trouble, l’annonce est faite au calendrier que le printemps va revenir malgré la folie des hommes.  Car il y a de la folie de par le monde, dans toutes les directions le mot guerre torture les phrases et crève les écrans. Mais le printemps s’en fout. Il se la joue festif. Sa sève est du champagne et lui monte à la tête avec Rimbaud.
 

Pourtant…

 

(...)

 

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,


Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,


Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,


Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.


(...)
 

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;


Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine


Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. »

 

 

- A qui le tour?

-De quoi tu parles?

-De la vie, de la mort…

-Parle-moi d’amour!

 - « Et tu me diras : « Cherche ! » en inclinant la tête,

Et nous prendrons du temps à trouver cette bête

Qui voyage beaucoup… »

 

Anny C (Onde traversière, inédit)

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Publié depuis Overblog

27 Février 2025

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