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Articles récents

Un parfum de violette

25 Mars 2025

 

Papille-toi

Oh! ce parfum de violette                                                       

Un vrai festin !

Un parfum de violette
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Sous l'arbre de vie des livres

23 Mars 2025

 

 

"Celui-là ne mourra jamais, dont le cœur ne vit que d'amour."

   Hâfez Shirâzi (1325-1388)

Sous l'arbre de vie des livres

 

Cueillez un livre au hasard sur l'arbre de vie des livres.

Ouvrez-le à n'importe quelle page et il délivrera de la vie.

Je viens de le faire et voilà la vie
délivrée...

 

P 117 de...

P 117 de...

Sous l'arbre de vie des livres

L'écrivain Jean-Marie Gustave Le Clézio, Prix Nobel de littérature (2008), publie Avers (Gallimard, février 2023), un recueil de nouvelles dédié aux "indésirables",

 aux invisibles que l'on ne veut pas voir, à ceux que l'on relègue aux marges.

 


XIXe siècle. Emprunté du latin adversus, « qui est en face de ». Face d'une monnaie, d'une médaille, côté qui porte l'effigie, par opposition à Revers (on dit aussi Droit et Face).
 
Pile ou Face ?

 

Puis, j'ai écouté:

 

Et alors...j'ai plongé dans le livre  et j'ai commencé par lire la nouvelle "L'amour en France" correspondant à la page tirée au sort: le voyage est époustouflant dans le tremblement des phrases fières de vérités révélées d' une humanité regardée en face !

 

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COMME UN VOLCAN

22 Mars 2025

 

 

George Sand écrit en 1874 à Gustave Flaubert : 

« Je n’écris même que deux ou trois heures chaque jour, et le travail intérieur se fait pendant que je barbouille des aquarelles »

 

George Sand Aquarelle

George Sand Aquarelle

George Sand pratiquait la technique de la « dendrite » qu’elle appelait « aquarelle à l’écrasage ». Ce procédé, déjà utilisé à la fin du XVIIIème siècle, consiste à poser des taches de gouache sur un papier, puis à le recouvrir d’un autre papier sur lequel on appuie par endroits, pour faire diffuser la gouache sur le support . George Sand a décrit le résultat ainsi obtenu : « Cet écrasement produit des nervures parfois curieuses. Mon imagination aidant, j’y vois des bois, des forêts ou des lacs, et j’accentue les formes vagues produites par le hasard » .

Elle décrit avec enthousiasme le monde minéral : à Gravenoire, « nous ramassons quantité de scories et de noyaux volcaniques », La Roche Vendeix, « admirable cône volcanique couronné de basaltes » (Figure 5). Puis le site du Puy-en-Velay exalte son imagination et de là elle va jusqu’aux Estables pour gravir le Mézenc, mais le mauvais temps l’en empêchera. Partout George Sand note la nature des roches rencontrées tout en décrivant les paysages. Elle écrit à sa fille Solange : « Ah ! Si j’avais le temps, quelle rage j’aurais pour la géologie et la minéralogie ! Mais il me faut faire des romans ! ».

+

    A l’aller, arrivée sur le site des roches :

        « Le soleil sur son déclin enveloppait le paysage d'une splendeur extraordinaire et ce paysage était une des plus belles choses que j'ai vues de ma vie. Le chemin tournant, tout bordé d'un buisson épais d'épilobes roses, dominait un plan raviné au flanc duquel surgissaient deux puissantes roches de basalte d'aspect monumental, portant à leur cime des aspérités volcaniques qu'on eût pu prendre pour des ruines de forteresses.

        J'avais déjà vu les combinaisons prismatiques du basalte dans mes promenades autour de Clermont, mais jamais avec cette régularité et dans cette proportion. Ce que l'une de ces roches avait d'ailleurs de particulier, c'est que les prismes étaient contournés en spirale et semblaient être l'ouvrage à la fois grandiose et coquet d'une race d'hommes gigantesques.

        Ces deux roches paraissaient, d'où nous étions, fort voisines l'une de l'autre ; mais en réalité elles étaient séparées par un ravin à pic au fond duquel coulait une rivière » (...). « Cet endroit est un des plus extraordinaires et des plus effrayants que vous verrez jamais, il n’a pas de nom que je sache, mais les deux pointes que vous voyez là, c'est la roche Sanadoire et la roche Tuilière ».

        Sur le chemin du retour, trois jours après :

        « Je vis au-dessus de nous, à droite, la roche Sanadoire toute bleue au reflet de la lune, avec son jeu d'orgues contourné et sa couronne dentelée. Sa soeur jumelle, la roche Tuilière, était à gauche, de l'autre côté du ravin, l'abîme entre deux ».

 

G.Sand.

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L'enfant volcan et l'homme printemps

21 Mars 2025

VOLCAN D'ENFANT CM1

VOLCAN D'ENFANT CM1

Je ne me sens pas bien avec le volcan.
Le volcan me fait peur.
La cendre a sali mon lit.

 

The volcano made me feel bad.
The volcano made me feel frighten.
The ash made my bed dirty

        

Robekha Lindsey (5 ans)

 

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C'est le printemps !

20 Mars 2025

 

 

 

20 mars 2025 équinoxe de Printemps à 10 h 01 min 30,18 secondes en temps légal français (UTC + 1 h).

 

Maison de Colette

Maison de Colette

Paysage

 

Charles Baudelaire
 

Je veux, pour composer chastement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
Et, voisin des clochers écouter en rêvant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrai l’atelier qui chante et qui bavarde;
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels qui font rêver d’éternité.

II est doux, à travers les brumes, de voir naître
L’étoile dans l’azur, la lampe à la fenêtre
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement.
Je verrai les printemps, les étés, les automnes;
Et quand viendra l’hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
Des jardins, des jets d’eau pleurant dans les albâtres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l’Idylle a de plus enfantin.
L’Emeute, tempêtant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre;
Car je serai plongé dans cette volupté
D’évoquer le Printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon coeur, et de faire
De mes pensers brûlants une tiède atmosphère.

 

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal

 
KANDINSKY

KANDINSKY

C'est le printemps !
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Pierres en feu sur lave de mots

19 Mars 2025

PIERRE SOULAGES. RODEZ

PIERRE SOULAGES. RODEZ

LES GUERRIERS SCARIFIÉS foudroient les visiteurs de leurs yeux anthracite. Fixés entre ciel et terre comme des suaires pétrifiés, ils ont la carrure des prophètes. À présent que s'efface la faune émotive du livre, ces religieux du noir dressent contre le néant un mur de mélanite qu'une brume archaïque encense. Rangés dans un ordre royal, leurs bataillons muets sont le dernier rempart du Verbe. Au premier pas vers eux la Blonde bondit de leurs rangs : leurs noirs cambrés mouillés de lumière électrique projettent leurs particules, tranchant le nerf optique du regardeur. Dès que la Voie lactée du sang illumine son cerveau, un bourdonnement crânien l'avertit qu'il approche de la ligne à haute tension de l'Esprit. Barrant la route aux doctes, le magnétique outrenoir ouvre ses ailes quadrangulaires. Aussi savant soit-il le visiteur n'arrachera pas leur masque à ces oxymores picturaux. Ces météorites qui s'entre-jettent leurs reflets ne trahiront pas leur mystère. Leur voltage hérissé de jaune trace une frontière absolue : impossible d'aller plus loin sans être piétiné par ces cavaliers de l'Apocalypse."
 
 
"Extrait de La Blonde (mot synonyme de la lumière au XVIIe Siècle),  hommage, et bien plus, au peintre Pierre SOULAGES,
 
 à qui la poétesse Lydie DATTAS voue une profonde admiration .
 
 
Lydie Dattas

Lydie Dattas

Pierre volcanique

Pierre volcanique

LAC DE LAVE

LAC DE LAVE

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CARTE POSTALE

18 Mars 2025

"Je t’envoie six feuilles mortes de San Francisco
Des poissons volants volés à Valparaiso
Une vague de ciel, un joli clair de terre
Un morceau d’océan, une cuillère de désert.
Je t’envoie un volcan, je t’envoie des oiseaux,
Des baleines, des haleurs, un typhon, des bateaux,
Une aurore boréale, une rivière, une poupée,
Et des étoiles tombées sur le pont du bateau…

 

Mouloudji

"A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,"

(...)



"O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
— O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !"


Arthur Rimbaud

 

YVES KLEIN

YVES KLEIN

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Printemps des poètes, i ROUGE !

17 Mars 2025

"Si l’on recherche la signification originelle de la poésie, aujourd’hui dissimulée sous les mille oripeaux de la société, on constate qu’elle est le véritable souffle de l’homme, la source de toute connaissance et cette connaissance elle-même sous son aspect le plus immaculé. En elle se condense toute la vie spirituelle de l’humanité depuis qu’elle a commencé de prendre conscience de sa nature ; en elle palpitent maintenant ses plus hautes créations et, terre à jamais féconde, elle garde perpétuellement en réserve les cristaux incolores et les moissons de demain." 

Benjamin Péret, "Le Déshonneur des poètes" (cité par Philippe Torreton dans son anthologie de la poésie française, 2022, Calman Levy)

 

Voyelles

 

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
— O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

 

Arthur Rimbaud, Poésies

 

 

EN ECHO...

 

"Julien Delamaire ou « l’enfance défigurée », « la femme  excisée »,  le désir ardent de la vie amoureuse, de la vie tout entière.

 

Dans ses poèmes, le mystère se révèle en souvenirs immémoriaux d’un cœur qui bat dans le ventre matriciel, du Sabar des femmes africaines, du jazz en « phase avec ses mots » dans des éclats de ROUGES, rouge sang, rouge passion, rouge feu, rouge !

 

« Rouge ! Ma mémoire au bout du petit matin

Rouge ! Mon espoir dans les brasiers du destin »

 

Pour et par le ROUGE, une énergie frappe tambour avec des caresses de pinceaux  sur des cymbales d’allitérations : femme, parfum, foule, se faufile, foulent le sol, flamme, filet, fierté qui dévalent sur la ville…cette poésie est à dire à très haute voix, il faut qu’elle soit entendue, quelle chuchote aux oreilles et opère à cœur ouvert !

 

Il m’est difficile d’abandonner ce recueil, comme il m’était difficile de quitter Conques. Mais ces lieux - car le livre est aussi un lieu-  nous habitent définitivement ; c’est une consolation quand nous nous éloignons d’eux. Ils vivent en nous et nous rendent plus forts, plus lucides : est-ce cela la beauté, une bonté ?"

 

Rouge le ciel

Rouge

La terre accouchant du soleil"

 

Anny C  in Fil rouge aux grains de grenade,2020

 Printemps des poètes, i ROUGE !
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i ROUGE!

17 Mars 2025

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i ROUGE!

17 Mars 2025

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