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Articles récents

PAROLES

25 Mai 2025

Kandinsky, Le soleil et la lune

Kandinsky, Le soleil et la lune

 

 

Montaigne :"La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute."

 

PAROLES

 

Jean Starobinski (à voix nue)"Le malentendu est toujours possible mais une parole n'est vraiment parole que lorsqu'elle a passé l'intervalle qui sépare celui qui parle de celui qui écoute."

PAROLES
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DE FIL EN AIGUILLE,

24 Mai 2025

MIRO

MIRO

Hier un ami m'a envoyé le fameux poème attribué à Neruda (?) "Il meurt lentement celui qui..." comme un viatique.

Franchement, ça marche, même si ce n'est pas de Pablo, : (il paraît que le poème est plutôt de Martha Medeiros )

(https://www.youtube.com/watch?v=FfdVvXIXVY8),  relisons les 5 premiers vers  :

L'important c'est le texte!

"Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas
celui qui ne lit pas
celui qui n’écoute pas la musique
celui qui ne trouve pas grâce à ses propres yeux"

Sans aller plus loin, tout un programme !

-Au deuxième vers je dis avec Montaigne qu'il est bon de"Frotter sa cervelle contre celle d'autrui"

-Au troisième vers je réponds avec Montesquieu dans ses Pensées : « Je n’ai jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture ne m’ait ôté. »

-Au quatrième vers, voici Verlaine :

"De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l’Impair
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose."

Du coup, au cinquième vers  j'ai présenté mes condoléances à ceux qui ne lisent pas, j'ai dit à ceux qui ne voyagent pas qu'on peut voyager dans sa chambre et j'ai mis la musique à fond:

https://youtu.be/zSWCsT5j0-Q

et avec Mozart je me suis  mise à chanter !

Il meurt lentement celui qui n'écoute pas un véritable ami !

 

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Chaque fleur s'évapore,

23 Mai 2025

Chaque fleur s'évapore,

‘’Harmonie du soir’’

   par coeur

 

poème de BAUDELAIRE
dans‘’Les fleurs du mal’’(1857)

 

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !


Charles Baudelaire - Les Fleurs du mal - Spleen et Idéal

+

NB

Baudelaire poussa son goût de la forme fixe jusqu’à la gageure d’un pantoum français, un poème dérivé du «pantun berkait» malais ou «pantoum enchaîné», qui porte ce nom à cause du mécanisme de reprise des vers, qui est soumis à des règles de composition assez strictes. Ce type de poèmes avait été révélé à Hugo par Ernest Fouinet, employé des contributions indirectes et poète dilettante, son principal initiateur en matière d’orientalisme.

 

BAL au moulin de la galette/ Auguste Renoir

BAL au moulin de la galette/ Auguste Renoir

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Cher matin...

22 Mai 2025

Joie de vivre, sculpture 2002, Richard MacDonald

Joie de vivre, sculpture 2002, Richard MacDonald

Anna de Noailles, "Ô lumineux matin"

Ô lumineux matin, jeunesse des journées, 
Matin d’or, bourdonnant et vif comme un frelon, 
Qui piques chaudement la nature, étonnée 
De te revoir après un temps de nuit si long.

Matin, fête de l’herbe et des bonnes rosées, 
Rire du vent agile, œil du jour curieux, 
Qui regardes les fleurs, par la nuit reposées 
Dans les buissons luisants s’ouvrir comme des yeux.

Heure de bel espoir qui s’ébat dans l’air vierge 
Emmêlant les vapeurs, les souffles, les rayons 
Où les coteaux herbeux, d’où l’aube blanche émerge, 
Sous les trèfles touffus font chanter leurs grillons.

Belle heure, où tout mouillé d’avoir bu l’eau vivante, 
Le frissonnant soleil que la mer a baigné 
Éveille brusquement dans les branches mouvantes 
Le piaillement joyeux des oiseaux matiniers,

Instant salubre et clair, ô fraîche renaissance, 
Gai divertissement des guêpes sur le thym, 
— Tu écartes la mort, les ombres, le silence, 
L’orage, la fatigue et la peur, cher matin…

Anna de Noailles, Le Cœur innombrable, 1901

 

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Perlé

21 Mai 2025

 

 

IL SUFFIT D'UN GRAIN DE SABLE POUR UN COLLIER DE PERLES

Perlé

 

"Une huître dit à sa voisine « j’ai une très grande douleur en moi. C’est lourd et rond et je suis désespérée.

Et l’autre huître répondit avec une satisfaction hautaine : « Loué soit les cieux et la mer, je n’ai aucune douleur en moi, je vais bien et suis en bonne santé à la fois dedans et dehors. »

A ce moment là un crabe passa et entendit les deux huîtres et il dit à celle qui allait bien : « oui, tu vas bien et tu es en bonne santé à la fois dedans et dehors ; mais la douleur que porte ta voisine est une perle d’une incroyable beauté. »

 

KHALIL GIBRAN

 

Perlé
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FEU VERT

20 Mai 2025

FEU VERT

Vertige

Voici
du vert
dans le pré
sur les monts
dans les bois
sous mes pas
du vert pur
du vrai vert qui boit du jaune dans le bleu de ses rêves
du vert sapin au vert mousse trousse - chemise 
du vert forêt profond dense et charnu au vert persan presque bleu délicat sensuel
c’est la fête du vert sur l’habit d’ Arlequin,
dans le verre de Chartreuse
pour la fée Émeraude
dans la nature il se décline en vers libres
à l’opposé du rouge il calme le feu des passions
mais il fait des envieux et l’on médit de lui
en Chine antique Céladon
il devint « la couleur mystérieuse » réservée aux Princes
et
un point à l’envers
le vert tue
couleur froide et secondaire
elle empoisonne
et
un point à l’endroit
amoureux comme un fou
il se fait tendre il est la vie
l’amour la joie
ainsi
ambivalent
Issu des profondeurs bleues et du jaune céleste 
de la terre
le Vert va vers la mer
pour accomplir son destin
vertigineux
en

U vert
« Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux »
de Rimbaud.

 

ANNY C.

VIALLAT

VIALLAT

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ZOOM SUR...

14 Mai 2025

PIERRE VINCLAIR

Il est prolixe, il peut surprendre, il m'a surprise, tiens voici un texte:

An 3000 (Sauvagerie) (je n'ai pas le texte, il faut écouter)

Agrégé de philosophie, docteur en littérature comparée et HDR en littérature française, est aussi écrivain.

Agrégé de philosophie, docteur en littérature comparée et HDR en littérature française, est aussi écrivain.

AUTRE TEXTE:

 

      milieu

près de la friche où je le fais courir
je me demande ce que pense mon chien
quand les chiens sauvages l’interpellent
et qu’il essaye de cacher
son corps horizontal
derrière la verticalité du mien.

est-ce la peur ?

 peut-être qu’il ressent juste
qu’il est mon chien.
la honte du règne animal.

au même endroit les guêpes modulent
tout l’espace qu’elles rencontrent.
des planètes creuses et fragiles ondulent
sur les branches minces des arbres.
l’ombre de mon chien contre mon ombre
nous façonne. je suis pour lui
créature, dispositif, main qui promène,
nourrit, punit, caresse. par défaut
son milieu, niche de paumes et d’ongles.

Pierre Vinclair, Idées arrachées. Essais et entretiens, éditions Lurlure, janvier 2023, 472 p., 26 €

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ECLATS DE VIE

13 Mai 2025

ECLATS DE VIE

 

 

"Ils me trouvent sauvage en Europe!"

JOAN MITCHELL

JOAN MITCHELL  née le à Chicago et morte le à Paris, est une artiste peintre et graveuse américaine faisant partie du mouvement de l'expressionnisme abstrait américain, même si elle a vécu en France une grande partie de sa carrière.

Elle développe une œuvre à la fois abstraite et expressionniste très puissante. Ses œuvres sont exposées dans les plus grands musées d'art moderne à travers le monde.

Elle dit de ses tableaux qu'ils doivent « transmettre le sentiment d'un tournesol fanant » (« to convey the feeling of the dying sunflower »).

 

Voici un de ses tournesols, celui de 1969:

ECLATS DE VIE

 

 

« Les tournesols sont quelque chose que je ressens très intensément. Ils ont l’air si merveilleux quand ils sont jeunes, et ils sont si émouvants quand ils meurent. Je n’aime pas les champs de tournesols. Je les aime seuls, ou, bien sûr, peints par Van Gogh. » JM.

 

VVAN GOGH TOURNESOL  SUR UNE TABLE

VVAN GOGH TOURNESOL SUR UNE TABLE

 

 

"Tu es la seule personne avec laquelle je puisse parler de la nuance d’un nuage, du chant d’une pensée, la seule à qui je peux dire qu’aujourd’hui, 

en partant travailler, j’ai regardé en face un grand tournesol et qu'il m’a souri de toutes ses graines."   Vladimir Nabokov

JOAN MITCHELL

JOAN MITCHELL

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HORS DU TEMPS

12 Mai 2025

 

Il n'y a pas de saison pour lire  Proust...

 

Les pavés de l'hôtel de Guermantes

Les pavés de l'hôtel de Guermantes

 

Voici un morceau d'anthologie lu par Didier Sandre, 

"un peu de temps à l'état pur":

 

« Ce qui a été ne peut plus désormais ne pas avoir été : désormais ce fait mystérieux et profondément obscur d’avoir vécu est son viatique pour l’éternité. »

Vladimir Jankélévitch, (L’Irréversible et la Nostalgie.)

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Léonard and co

11 Mai 2025

Vendredi soir sur ARTE il y avait le lien ci-dessous.

J'ai beaucoup aimé donc je mets le lien en ligne et je rappelle :

Leonard Cohen a écrit 15 versions de cette chanson.

C'est une chanson triste et joyeuse, sacrée et profane. Hallelujah est un hymne étrange et ambivalent, une ode à la musique et à ses pouvoirs mystérieux.(France musique)

 

Sa chanson préférée de Dylan était:

I and I:

"Tout ce dont les humains ont besoin c'est d'un tout petit quelque chose en commun pour avoir l'opportunité de se saluer amicalement les uns les autres."

Léonard Cohen

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