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Articles récents

CADEAU D'ARTE

12 Octobre 2025

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Souriez vous êtes filmés!

10 Octobre 2025

 "Plus le visage est sérieux, plus le sourire est beau."

               François René de Chateaubriand (qui voulait être Chateaubriand ou

rien 🙂) — Mémoires d'outre-tombe

L'ange au sourire de Reims

L'ange au sourire de Reims

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Cette conscience-Là

9 Octobre 2025

 Octobre 2025, Jour 9

    « J'ai l'honneur (...) de demander à l'assemblée nationale l'abolition de la peine de mort. », Robert Badinter, Journal Officiel de la République 

       Française (ISSN 0429-3088), nº 27/1981, 18 septembre 1981, p. 1141

ROBERT BADINTER

ROBERT BADINTER

Cette conscience-Là
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Se joue en FA

8 Octobre 2025

Se joue en FA

"La lecture est une amitié (...) Avec les livres, pas d'amabilité. Ces amis-là, si nous passons la soirée avec eux, c'est vraiment que nous en avons envie. Eux, du moins, nous ne les quittons souvent qu'à regret. Et quand nous les avons quittés, aucune de ces pensées qui gâtent l'amitié : Qu'ont-ils pensé de nous ? – N'avons-nous pas manqué de tact ? – Avons-nous plu ? – et la peur d'être oublié pour tel autre. Toutes ces agitations de l'amitié expirent au seuil de cette amitié pure et calme qu'est la lecture." 

Marcel Proust, De la lecture 

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ONDER

6 Octobre 2025

« Tout est énergie et vibration »
    Albert Einstein
ONDER

 Onder, du latin undare : former des ondes !


« Courons à l'onde en rejaillir vivant »  

    Paul Valéry

 

Anny C.

Anny C.

« L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours » 

 Jean de La Fontaine

 

Anny C.

Anny C.

Vagues d’attente

En ricochets de temps

Lumière  d'automne

Anny C.

Anny C.

Et la plume acérée 

Chef d'orchestre et premier violon 

 

Anny C.

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En aparté,

3 Octobre 2025

En aparté,

En résidence,  

« séjour effectif d’un auteur, dans un temps limité, et dans un lieu déterminé où s’exerce une fonction d’écriture » (Charpentier, 1995, p. 25). 

Se sentir chez soi « en résidence », le temps de vivre la magie d’un lieu, c’est une expérience à écrire, non ?

Ma première déambulation est une ronde pour découvrir ce nouveau lieu. C’est ainsi que font les invités de l’émission télévisée « En aparté ». C’est ainsi que je fais. Mais il n’y a aucune voix off pour me conduire. Je suis seule et libre. En cet après - midi de juin, quand j’ouvre la porte d’entrée, une lumière naturelle et muette m’accueille. Les volets sont mi - ouverts ou mi - clos selon que l’on choisit de souligner l’ombre ou la lumière. Dans cette atmosphère douce, je fais les premiers pas.
Murs blancs.
Sol crème fouettée.
Deux niveaux, le salon est en creux.
Deux beaux canapés Van Gogh m’appellent. Le jaune me tend les bras le premier, tandis que l’autre attend son heure bleue. Avant de m’asseoir, j’ouvre en grand la baie vitrée qui me fait face, encadrée de lourds rideaux blanc cru; je les pousse, et voilà le jardin dans sa vraie présence ! 
Je ne suis plus seule, un papillon blanc virevolte au-dessus des boutons d’or, comment lui résister ? Il est mon premier compagnon. Je le suis des yeux le plus longtemps possible mais après trois tours il s’en va séduire une rose rouge qui n’attendait que lui. Je détourne alors les yeux au-dessus de la haie et j’aperçois dans le feuillage, le clocher d’une chapelle. C’est rassurant, les heures sonnantes scanderont le temps qui m’est offert jusqu’à demain soir.
Maintenant, assise sur mon canapé (tiens je viens d’employer un possessif !), je regarde les cadres sur les murs, l’un deux retient mon regard : un homme à la tête lourde posée sur son corps fluet, est assis sur un tout petit tabouret peu confortable, il chausse des chaussures de femme. Ce personnage surréaliste, sorte de marionnette articulée, risque fort de perdre l’ équilibre. On le dirait sorti du dîner de têtes de Prévert. Je ne connais pas le peintre, il faudra que je me renseigne auprès de mon hôte ou de mon hôtesse si j'ai la chance de les connaître un jour.. Ce doit être un homme, il y a des revues de voitures ça et là et des maquettes de voitures anciennes. Des enfants ? Sans doute: sur une étagère, un bouquet de fleurs en légos.
Tiens, je remarque que je fais maintenant l’inventaire des objets, un inventaire à la Prévert en quelque sorte! Devant moi, une table basse avec un plateau couvert de vases cristallins épurés; dans l’un d’eux, un bouquet de roses rouges qu’une main secrète a cueillies dans le jardin. Sa présence est hospitalière. 
Je me sens bien malgré l’étrangeté de l’homme du tableau auquel je lance des regards furtifs.

Maintenant «  chez moi », j’ai tout à coup envie d’avoir des nouvelles du monde. J’allume la télévision et suis vite servie: en cinq minutes je peux me faire du souci pour les océans, pour les finances françaises, pour l’Europe, pour Gaza, pour l’Ukraine, heureusement que le feu d’artifice des balles de tennis de Roland Garros donne quelques satisfactions aux sportifs. Ici, dans le jardin, un ballon de foot a été oublié sur la pelouse. Il faudra que je shoote demain. Pour le fun. Pourquoi pas ? N’empêche, ce que j’entends à la télé n’est pas réjouissant et comme je ne peux pas shooter dans la télé, je l’éteins.
En pause, la mousse d’une chope de bonne bière accompagne à l’heure du repas une assiette de jambon braisé sous oeufs - au - plat et le tour est joué : quand on ne partage pas un repas, il ne faut pas l’éterniser. Crème au chocolat cependant pour le plaisir d’être là !
Où que je tourne les yeux, par les fenêtres ouvertes, c’est la fête du vert et je réalise que j’aime la campagne, beaucoup plus que je ne le croyais!
Et voici qu’un grillon m’honore de son chant jusqu’à la tombée de la nuit sur ce coin du monde et qu’un gant de soie brune commence à border mes yeux.
Au matin, le soleil est déjà là, le grillon s’est tu, ce n’est plus son heure mais celle des choeurs d’oiseaux dans les arbres. Et moi, prenant le jour comme il vient, je lui donne son la avec un bon café et quelques tartines de beurre salé. Ce beurre m’est offert par le frigo rempli d’avance et me rappelle l’ époque où, vivant en Vendée, le beurre salé avait ma préférence. Il suffit souvent d’un grain de sel pour que tout change! 
Je ne suis ni à la Villa Médicis ni dans un maison d’écrivain, pourtant ce lieu écrit ne sera plus jamais le même pour moi et pour son propriétaire à qui je posterai mon texte. Ce qui le caractérise, (ce serait sans doute différent pour quelqu’un d’autre), c’est le calme, la lumière et les bruits de la nature qui accompagnent ma solitude éveillée par le projet investi, l’éphémère de l’expérience. Demain je serai ailleurs et ce lieu sera autrement vécu.
Un tamaris rosé époustouflant, aux branches en bouquets libres de formes et de postures, m’incite à le prendre en photo. Personne ne l’a jamais taillé, c’est sûr, il est sauvage, il s’est développé pleinement. Qu’il est beau! Il embellit le jardin et rend presque fades d’autres arbres à ses côtés. Il suffit de  trouver sa place pour s’épanouir. N'est-ce pas?

                                           Ce court séjour a des accents de refuge protecteur. Je m’étonne moi-même d’être aussi sensible à l’expérience de la contrainte d’y écrire. Circonscrite, elle offre à l’espace une onde qui abolit le temps. Confiance, attention, présence abandonnée, résonnent sur le tambour de ce jour.

Dans la brise légère, les ombelles étoilées de l’agapanthe, nonchalantes, se balancent au bout de longs cols majestueux.

- Fleur (anthos) de l’amour (agapê) tout là-haut sur ta tige, tu éclos en ombelles bleues protectrices de la maison,  le chat qui te frôle, te caresse lentement. Le lézard fuse, il a dû repérer un insecte. Pas une abeille à cette heure mais le soleil pique: on annonce 34 degrés dans l’après midi, je ferme les volets en ponts.

Un demi-soupir = une croche                                   
       Un quart de soupir = une double croche.
                Un huitième de soupir = une triple croche. 

                              Ce sont notes espiègles qui dansent au soleil
                                   Voici l’heure de la sieste
                                           Sur une suite de Bach. 

                                                     

Plus tard…

Dans un halo de parfums de roses et de menthes, je quitte, émue, cet écrin de sensations, en emportant pour toujours le chant d’un grillon dans la nuit, sa ritournelle, sans oublier de poster mes quelques mots dans la boîte aux lettres de mon hôte mystérieux "

 

Anny C. (in "Rais de lumièreinédit, printemps 2025)

 

 

Agapanthes

Agapanthes

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Arrangement floral,

2 Octobre 2025

Oliviers dans le vent, Van gogh

Oliviers dans le vent, Van gogh

« ce vent qui heurte
l'olivier
couche ses hautes
branches dans le ciel

qu'il s'engouffre
en toi

dompte 
tes brumes
chasse le vieux 
savoir »


 

Charles Juliet

 

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IMPRO

1 Octobre 2025

IMPRO

"Impro,


Plus de batterie à mon ordi. Je le branche sur la mini table offerte à cet effet au coeur de la galerie marchande. 
Le temps de recharger, je m'installe.


Autour de moi:

-  à ma droite, PROMOD, COFFE SHOP, ORANGE, MICROMANIA; 
-  à ma gauche, entrée pour les achats à AUCHAN; 
-  en face de moi, des livres offerts : BAC C sciences naturelles, Edgar Morin :  Le paradigme perdu, Delly: L’exilée  etc.

Un souvenir d’enfance surgit : dans ma chambre des grandes vacances d’été, je lisais Delly via les bonnes lectures de ma petite tante Jeanne. 
J’apprends en quatrième de couv. de « l’Exilée » que 105 ouvrages de Delly ont été traduits et que 25 000 000 d’exemplaires ont été vendus.
L’eau de rose parfume la terre! 
A la page 9: « Heureux, car ils étaient unis par un amour profond et ne voyaient rien au-delà  l’un de l’autre » 
Et on s’étonne après d’avoir des envies de fusion! 

Une petite fille se met à  déranger l’étagère, je lui tends mon livre pour qu’elle le range, elle obtempère très sérieusement, laisse l’étagère toute désorganisée et s’envole avec un livre à la main: celui de Delly; allez savoir pourquoi? Puis, elle s’allonge sur le ventre sur une banquette et tourne les pages. 
Le parfum  de la rose se répand autour d’elle.

   

Un homme dépose un autre livre et me dit: « -Vous le voulez ? C’est un roman de Maud Ventura « Célèbre »? Je souris , le prends , lis l’incipit: « La célébrité est ma vie. » Il me dit : « J’en avais déjà lu de cette autrice mais celui -là «  bof » ou « bon » ! » je n’ai pas bien saisi. Bon, je le repose. Lui, file faire ses achats. 

La grand-mère de la petite fille arrive, me dit que la fillette adore ranger les livres mais qu’elle est encore trop jeune pour lire, qu’elle en a envie cependant, je lui dis que ça se voit ( qu’est-ce que j’en sais au fond?) 
En tout cas, je suis au centre stratégique de l’échange!
Deux ados passent en me regardant, intrigués; j’écoute Charles Pépin, il cite Clément Rosset qui parle de la joie qui  jaillit sans qu’on s’y attende. Un parfum plane, ce doit être celui d’une rose Ronsard, si célèbre, c’est joyeux! 
Damien, 6 ans, joue de la batterie sur une poubelle en métal, sa maman, l’appelle: « Damien, tu viens? » Il saute partout, je lui dis qu’il danse bien, il ne peut plus me quitter!
Un homme d’un certain âge touche les livres, hésite à prendre « Célébrité » mais le repose, indifférent.

Je tourne mon regard vers la sortie des caddies, ils sont pleins, ma batterie aussi, je ferme l’ordi, me lève et m’envole à l’improviste."
                                                   

Anny C. (Rais de lumière, inédit)

Août 2025

 

IMPRO
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Le coquelicot et le bleuet

30 Septembre 2025

La fleur fragile, aux quatre pétales de soie,"petit poucet rêveur" rimbaldien au bord des chemins creux, frêle drapeau rouge et noir dans les champs de blé, baisse pavillon au départ de l'été mais le vent de l'automne fredonne son nom. C'est pourquoi, alors qu'il n'est plus de saison, le coquelicot fait cocorico dans ma pensée ce matin !
Henri Gougaud le disait bien ... "Dans nos mémoires sensitives comme dans nos relations, la vie est faite de petites choses apparemment négligeables." 
Et le bleuet jaloux du coquelicot se fit remarquer!
 Le voilà qui fait le beau tout en bleu pur si rare ! 
 Son charme champêtre saute aux yeux en larmes qu'il peut consoler ...
 Dans l'art, il est la délicatesse même...
Van Gogh, Champ de coquelicots

Van Gogh, Champ de coquelicots

Bleuet/Porcelaine/Marie Daâge

Bleuet/Porcelaine/Marie Daâge

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Parle-moi un peu...

28 Septembre 2025

Avec Henri Gougaud, à l'heure de la sieste, parle
- moi un peu:
- des poètes assassinés...

 - du sens...

 -et des troubadours...

Dans nos mémoires sensitives comme dans nos relations, la vie est faite de petites choses apparemment négligeables. Notre raison les méprise, c’est pourtant par elles que se transmet le plus important.
Sois attentif aux frôlements de la vie. "

Henri Gougaud

Parle-moi un peu...
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