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Articles récents

DES MOTS

12 Janvier 2025

DES MOTS

    Des mots,

 

     Les mots sont trop grands ou bien trop petits

Ils pèsent lourd dans la balance

Leur prix est incommensurable

Ils donnent des envies ou des regrets

Je t'aime moi non plus...

T'es toi quand tu parles !

 

J’ te dis pas!

 

Sur le risque disparu

Sur toutes le pages blanches

Leur pouvoir est infini

Liberté, liberté chérie...

Les voici venir au bord des lèvres

Ou se tuer dans le tu...

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre?

 

Je dis TU à tous ceux que j'aime...

 

Les cueillir lentement...Ce sont des roses

Pour en faire des bouquets de sens


Puis les caresser lentement...

Sans esprit de l'escalier

Sans rien à redire...

Ta parole, ma parole, ça fera guincher


Tellement, tellement...
 
Anny C.
 
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A la lueur intime et chaude de ce peintre

11 Janvier 2025

GEORGES DE LA TOUR

GEORGES DE LA TOUR

« Une masse brune, une flamme citron, un rouge franc, un vermillon plus sourd, une grandeur triste. »

Pascal Quignard

A la lueur intime et chaude de ce peintre
La fillette au braisier

La fillette au braisier

" Les oranges et les rouges de Georges de La Tour brûlent par-delà le temps comme des braises."

Pascal Quignard "

Le jeune homme à la pipe

Le jeune homme à la pipe

Georges de La Tour, ce fils d’un boulanger de Vic-sur-Seille en Lorraine, est réputé à son époque : en 1639, il se rend à Paris et reçoit le titre de « Peintre ordinaire du roi » ainsi qu’un logement au Louvre. Le roi Louis XIII possède un « Saint Sébastien soigné par Irène » qu’il admire dans sa chambre.

    Caravage, mort depuis peu lorsque La Tour commence sa carrière, influence la plupart des peintres par des effets de clair-obscur soulignant les reliefs, appuyant les contrastes violents d’une forte dramatisation lumineuse.

    La Tour s’en inspire mais son clair-obscur est bien différent de celui de l’artiste italien. Un rapport unique s’établit entre la lumière et l’ombre : « Il obéit aux leçons du Caravage. Il sacrifia toutes les auréoles qui encerclent la tête des dieux et des saints pour leur substituer les reflets d’une bougie. »

 Les pensées de Pascal Quignard vagabondent. La poésie de ses mots introduit la beauté des toiles. Il s’interroge : « La Tour fut un des derniers génies de la Renaissance. Il a emprunté à Honthorst l’artifice qui consiste à cacher le luminaire par un écran de fer, par une main, par un personnage, par un crâne. » Si l'art était conté...

NB

Bien que reconnu de son vivant, Georges de La Tour a longtemps été oublié, ses œuvres étant attribuées à d’autres. Ce n’est qu’au 20e siècle que son talent est redécouvert, et il est alors célébré pour sa technique innovante et sa capacité à capter l’essence humaine. Ce peintre lorrain est devenu une figure incontournable du patrimoine artistique français et mondial.

 

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DEUX NUANCES DE GRIS

10 Janvier 2025

DEUX NUANCES DE GRIS

Partage en poésie avec deux poètes amis :

 

MARIE LAUGERY, qui vient d'éditer L'INCANDESCENT aux éditions "Interstices", 

à déguster avec délectation !

 

DEUX NUANCES DE GRIS

"Au crépuscule de l'amour
reste l'empreinte du gris
l'azur griffé
mêlé aux questions neuves
de l'enfance

La réponse est dans
le rire du vent
qui foudroie les grands arbres
soulève la graine et le pollen
gifle le silence
et disparaît dans sa ferveur de spectre

L'inachevé du ciel
s'impose en labyrinthe

Le soleil m'octroie ses ténèbres

Il fut un temps
où les saisons glissaient sur la rotondité de la Terre."


P 21/22 ( Le tremblé d'une étoile)

OLIVIER JOUSSET qui, dans une autre et subtile nuance de gris, a écrit puis enregistré ce poème...
écoutez, lisez...appréciez...


 

Gris blanc

Il était dix heures du matin et ces dix heures du matin là étaient plutôt réussies, pour une fois.
L’air s’était rempli de sérénité silencieuse planant dans une lumière lénifiante, presque radieuse.
Le froid avait figé les rayons du soleil dans les branches et tendait patiemment dans le ciel de longs draps gris et blancs.
Tout était en attente. Plus un souffle de vent, plus de murmure du temps.
Arrêt sur image, la vie semblait endormie à jamais...

Tu flottais tranquillement sur cette vague suspendue quand le visage rond et bienveillant de Mireille surgit gentiment dans ton rêve paisible, - Ouh ouh ! Il est huit heures ! C’est l’heure de se réveiller, mon petit monsieur ! Il a ses médicaments à prendre avec le petit déjeuner et après…
Elle te balançait le programme habituel de ta journée que tu connaissais par cœur et que tu n’écoutais plus…

Et après… Y aurait-il un après ?
Allais-tu sortir de ce monde opaque et blafard ?
Oublierais-tu un jour le sourire triomphant et hypocrite des toubibs en visite ?
Oublierais-tu un jour les rictus jaunis et tordus des éclopés vacillants titubant dans les longs couloirs imprégnés de douleur et d’angoisse ?
 
Mireille sortit après avoir ouvert les volets.

Le gris blanc d’un ciel morne sans soleil s’installa dans la chambre, la journée s’annonçait palpitante. Il neigeait de nouveau, une neige légère et lourde à la fois presque des gouttes de pluie.
Tu pensas à elle, toujours frigorifiée. Tu entendis sa voix te dire qu’elle avait froid.
Elle avait toujours froid, l’hiver et disait qu’elle sentait des points douloureux dans tout son corps.
Tu pensas à ses pieds glacés qu’elle venait réchauffer (en s’excusant à peine…) contre toi quand vous vous glissiez le soir l’un contre l’autre.
Tu pensas à tout ce froid vaincu dans votre lit d’amour.

Alors tu as fermé les yeux et tenté de retrouver ton nuage pour reprendre ton échappée belle avant l’arrivée des hommes de l’ombre tout maquillés de blanc, perdus dans leur savoir.

Il était dix heures du matin et c’était plutôt bien ce matin-là…
 
 
Le clin d’œil de Michel Serres:
 
DEUX NUANCES DE GRIS
" Imagine que tu possèdes un poème de Verlaine ou que tu connaisses le théorème de Pythagore, et que moi, je ne connaisse rien de tout cela. Si tu me les enseignes, à la fin de cet échange, j’aurai appris le poème et le théorème, mais tu continueras à les posséder également. Dans ce cas, il ne s’agit pas seulement d’un équilibre, mais d’une véritable croissance. Nous avons partagé des connaissances. Alors que les biens matériels se consomment, la culture, elle, se diffuse sans limites. "
 
=
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Soldes façon Annie Ernaux

9 Janvier 2025

Soldes façon Annie Ernaux

"L'ordre marchand se resserrait, imposait son rythme haletant. Les achats munis d'un code-barres passaient avec une célérité accrue du plateau roulant au chariot dans un bip discret escamotant le coût de la transaction en une seconde. Les articles de la rentrée scolaire surgissaient dans les rayons avant que les enfants ne soient encore en vacances, les jouets de Noël le lendemain de la Toussaint et les maillots de bain en février. Le temps des choses nous aspirait et nous obligeait à vivre sans arrêt avec deux mois d'avance. Les gens accouraient aux « ouvertures exceptionnelles » du dimanche, les soirs jusqu'à onze heures, le premier jour des soldes constituait un événement couvert par les médias. « Faire des affaires », « profiter des promotions » était un principe indiscuté, une obligation. [...]

Pour les adolescents – surtout ceux qui ne pouvaient compter sur aucun autre moyen de distinction sociale – la valeur personnelle était conférée par les marques vestimentaires, L'Oréal parce que je le vaux bien. Et nous, contempteurs sourcilleux de la société de consommation, on cédait au désir d'une paire de bottes qui, comme jadis la première paire de lunettes solaires, plus tard une minijupe, des pattes d'ef, donnait l'illusion brève d'un être neuf. Plus que la possession, c'était cela, cette sensation que les gens poursuivaient dans les gondoles de Zara et de H&M et que leur procurait immédiatement, sans effort, l'acquisition des choses : un supplément d'être.[...]

 

L'imagination commerciale était sans bornes. Elle annexait à son profit tous les langages, écologique, psychologique, se parait d'humanisme et de justice sociale, nous enjoignait de « lutter tous ensemble contre la vie chère », prescrivait : « faites-vous plaisir », « faites des affaires ». Elle ordonnait la célébration des fêtes traditionnelles, Noël et la Saint-Valentin, accompagnait le ramadan. Elle était une morale, une philosophie, la forme incontestée de nos existences. La vie. La vraie. Auchan.

 

C'était une dictature douce et heureuse contre laquelle on ne s'insurgeait pas, il fallait seulement se protéger de ses excès, éduquer le consommateur, définition première de l'individu. Pour tout le monde, y compris les immigrants clandestins entassés sur une barque vers la côte espagnole, la liberté avait pour visage un centre commercial, des hypermarchés croulant sous l'abondance."
 
Annie Ernaux/LES ANNEES
Soldes façon Annie Ernaux
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SOLDES A LA PREVERT

8 Janvier 2025

COLLAGE/PREVERT

COLLAGE/PREVERT

INVENTAIRE

 

Inventaire

Une pierre
deux maisons
trois ruines
quatre fossoyeurs
un jardin
des fleurs

un raton laveur

une douzaine d’huîtres un citron un pain
un rayon de soleil
une lame de fond
six musiciens
une porte avec son paillasson
un monsieur décoré de la légion d’honneur

un autre raton laveur

un sculpteur qui sculpte des napoléon
la fleur qu’on appelle souci
deux amoureux sur un grand lit
un receveur des contributions une chaise trois dindons
un ecclésiastique un furoncle
une guêpe
un rein flottant
une écurie de courses
un fils indigne deux frères dominicains trois sauterelles
un strapontin
deux filles de joie un oncle Cyprien
une Mater dolorosa trois papas gâteau deux chèvres de
Monsieur Seguin
un talon Louis XV
un fauteuil Louis XVI
un buffet Henri II deux buffets Henri III trois buffets
Henri IV
un tiroir dépareillé
une pelote de ficelle deux épingles de sûreté un monsieur
âgé
une Victoire de samothrace un comptable deux aides-
comptables un homme du monde deux chirurgiens
trois végétariens
un cannibale
une expédition coloniale un cheval entier une demi-
pinte de bon sang une mouche tsé-tsé
un homard à l’américaine un jardin à la française
deux pommes à l’anglaise
un face-à-main un valet de pied un orphelin un poumon
d’acier
un jour de gloire
une semaine de bonté
un mois de marie
une année terrible
une minute de silence
une seconde d’inattention
et…

cinq ou six ratons laveurs

un petit garçon qui entre à l’école en pleurant
un petit garçon qui sort de l’école en riant
une fourmi
deux pierres à briquet
dix-sept éléphants un juge d’instruction en vacances
assis sur un pliant
un paysage avec beaucoup d’herbe verte dedans
une vache
un taureau
deux belles amours trois grandes orgues un veau
marengo
un soleil d’austerlitz
un siphon d’eau de Seltz
un vin blanc citron
un Petit Poucet un grand pardon un calvaire de pierre
une échelle de corde
deux sœurs latines trois dimensions douze apôtres mille
et une nuits trente-deux positions six parties du
monde cinq points cardinaux dix ans de bons et
loyaux services sept péchés capitaux deux doigts de
la main dix gouttes avant chaque repas trente jours
de prison dont quinze de cellule cinq minutes
d’entracte

et…

plusieurs ratons laveurs.

(Jacques Prévert, Paroles, 1946)

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Poètes en hiver !

7 Janvier 2025

Poètes en hiver !

 

"Être là

sur la ligne de crête

le cœur illimité"

Marie Laugery 

( Interstices ed. )

Marie Laugery, à gauche

Marie Laugery, à gauche

« Nous parlons d'amour tout bas dans nos têtes
en marchant dans les villes
en croisant des visages
en mettant nos pas peut-être dans les vôtres

nous sommes tous du même monde
celui des humains
au cœur violent
au cœur timide
au cœur parfois perdu
et pourtant battant
toujours battant »

Jeanne Benameur

(Bruno Doucey ed.)

Jeanne Benameur

Jeanne Benameur

À Bobin,
 
Un peu de lumière chasse beaucoup d’obscurité, dit le sage.
Je pense à toi, la nuit est claire, c’est déjà le début de l’hiver, quelque chose scintille dans un coin.
Clarté diffuse qui ressemble à un sourire doré. Lumière et sourire sont de la même étoffe pour qui sait toucher.
Les oiseaux libres, les arbres sans maîtres, ce qui est offert sans qu’on le possède tu savais le toucher. Le cueillir et le montrer. L’accueillir serait plus juste, pour ne pas déraciner. Ne jamais déraciner. La fleur. Mais la noirceur, la prédation, patiemment, tu pouvais. Creuser la terre avec force et tranquillité, avec certitude.
Une fois, ta voix a dit les mots qui soignent, tes mots, et j’ai compris quelque chose de plus qu’en te lisant.
Le calme des profondeurs sonne parfois comme un rire.
Crépite l’or niché au fond de l’âme, quand les simples mots de tes formules magiques emplissent le puits.
Dans le puits, il y avait aussi une ombre de tragique, une permanente peine passagère. Comme est permanente et passagère l’eau de la rivière. L’ombre d’une rivière de peine traversait ta voix.
Le clapotis de la rivière de peine chantait lointainement dans ta voix. Parfois, ce chant se confondait avec le rire du fond du puits qui nous parvenait dans tes mots.
Parfois, pourtant, c’était un autre chant, plaintif, mais si lointain dans ta voix qu’on l’aurait dit venu de trois ou quatre rues plus loin.
J’aimais aussi ce lit triste où s’endormait ta voix.
 

Arthur Teboul

 

Arthur Teboul

Arthur Teboul

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FAY CE QUE VOULDRAS

6 Janvier 2025

"Ici n'entrez pas, hypocrites, bigots,
Vieux matagots, marmiteux, boursouflés,
Torcols, badauds, plus que n'étaient les Goths,
Ou les Ostrogoths, précurseurs des magots,
Porteurs de haires, cagots, cafards empantouflés.
Gueux emmitouflés, frappards écorniflés,
Bafoués, enflés, qui allumez les fureurs;
Filez ailleurs vendre vos erreurs." (...)

RABELAIS

(François Rabelais également connu sous deux anagrammes de son nom : Alcofribas Nasier ou bien Serafin Calobarsy — où « Françoys » est écrit en ancien français), né à la Devinière à Seuilly, près de Chinon (dans l'ancienne province de Touraine), en 1483 ou en 1494 selon les sources, et mort à Paris le

 

( Pour lire Rabelais il faut plonger dans le texte, lui offrir son souffle, en jouir ) Valère Novarina

 

L'abbaye de Thélème (belle utopie)par François Rabelais, in Gargantua, 1534
 

"Toute leur vie était organisée non par des lois, des statuts ou des règles, mais selon leur vouloir et franc arbitre. Ils se levaient du lit quand bon leur semblait, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur venait; nul ne les éveillait, nul ne les forçait ni à boire ni à manger, ni à faire autre chose. Ainsi l'avait établi Gargantua. En leur règle n'était que cette clause : 

"Fais ce que voudras",

parce que les gens libres, bien nés, bien instruits, conversant en compagnie honnête, ont par nature un instinct et un aiguillon, qui toujours les pousse à accomplir des faits vertueux et les éloigne du vice, aiguillon qu'ils nommaient honneur. Quand une vile servitude ou une contrainte les font déchoir et les assujettissent, ils emploient cette noble inclination, par laquelle ils tendaient librement vers la vertu, à repousser et à enfreindre ce joug de la servitude : car nous entreprenons toujours les choses défendues, et convoitons ce qui nous est refusé.
Grâce à cette liberté, ils entrèrent en louable émulation de faire tous ensemble ce qu'ils voyaient plaire à un seul. Si l'un ou l'une d'entre eux disait : « Buvons », tous buvaient; s'il disait : « Jouons », tous jouaient. S'il disait : « Allons nous ébattre aux champs», tous y allaient. Si c'était pour  chasser au vol ou poursuivre le gibier, les dames montées sur de belles haquenées, portaient chacune un épervier, ou un lanier, ou un émerillon. Les hommes portaient les autres oiseaux.
Ils étaient si noblement instruits qu'il n'y en avait aucun qui ne sût lire, écrire, chanter, jouer d'instruments de musique, parler cinq ou six langues et composer en ces langues autant en vers qu'en prose. Jamais ne furent vus chevaliers si preux, de si belle allure, si adroits à pied et à cheval, si vigou­reux, plus alertes et plus aptes à manier toutes sortes d'armes. Jamais ne furent vues dames si élégantes, si mignonnes, moins acariâtres, plus adroites aux travaux manuels, à la broderie, et à toute occupation conve­nant à une femme honnête et libre.
Pour cette raison, quand le temps était venu qu'un membre de l'abbaye voulût en sortir, ou à la requête de ses parents, ou pour tout autre cause, il emmenait avec lui une de ces dames, celle qui l'avait pris pour son cavalier servant, et ils se mariaient. Et s'ils avaient vécu à Thélème en confiance et en amitié, encore mieux poursuivaient-ils cette existence dans le mariage. Ils s'aimaient à la fin de leurs jours comme au premier jour de leurs noces."

 

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En ce premier dimanche de 2025

5 Janvier 2025

 

 

     " Je m'en remets au tremblé d'une étoile

      aux matins de cris d'oiseaux" Marie Laugery / L'Incandescent

En ce premier dimanche de 2025

En ce début d'année, pour être lu, il faut taper fort, au milieu du brouhaha du monde, parmi la foule des informations.

    Donc, voici pour vous, La leçon inaugurale du Congrès philo du Mans:

  "C'était mieux demain, actualités de la nostalgie"

BARBARA CASSIN helléniste, philosophe, philologue,  académicienne.

BARBARA CASSIN helléniste, philosophe, philologue, académicienne.

    Il faut un peu de temps pour s'y arrêter. J'aime que sa pensée évolue vers une issue engageante.

   A la suite de Victor Hugo, il est temps "d'étonner la catastrophe",

    en n'oubliant avec Rimbaud que : " La Poésie ne rythmera plus l’action, elle sera en avant",

   ce qui vaut le temps passé à écrire un cejourd'hui...

Le retour d'Ulysse, Chirico

Le retour d'Ulysse, Chirico

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Jour de l'an : 1er janvier

31 Décembre 2024

 Jour de l'an : 1er janvier

Face à face

Pour un an d'éternité et un jour,

Avec François Cheng:

 Jour de l'an : 1er janvier

"Le peu que nous ayons conquis

Le peu que nous ayons saisi

Nous a brûlé la chair brisé le corps

 Nous te savons gré de poser l’intervalle, le tien

 D’envelopper toutes braises d’épaisse nuit, la tienne

Le délire ne nous jettera plus hors de la ronde des étés

 Au solstice du désir humain

Nous réapprendrons

À nommer aile fleur tonnerre étoile

À toucher herbe rosée sentier regard

Désormais à distance juste

Selon la cadence exacte

À l’in-accès

Nous consentons"



(in Le vide médian )

 

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Aujourd'hui se meurt pour l'éternité

31 Décembre 2024

 

 

 

                   Tout bien pesé, l'année 2024 porte son poids de temps passé, perdu et retrouvé !

 

Vermeer/ détail

Vermeer/ détail

 

 

Tout bien pensé, 2025 ouvre grand ses bras...


Sur la ligne de départ, les jeunes vont démarrer à fond, les plus âgés vont

prendre leur train de sénateurs...


Mais, qui oserait considérer un vieillard de Rembrandt comme

démodé ou un vers de Villon comme insensé ? (Mais où sont les neiges d'antan ?)
 

REMBRANDT/ LE FILS PRODIGUE

REMBRANDT/ LE FILS PRODIGUE

 

    " Qui peut dire où la mémoire commence

Qui peut dire où le temps présent finit

Où le passé rejoindra la romance

Où le malheur n'est qu'un papier jauni ? "

 

 Louis Aragon

Rimbaud /Picasso

Rimbaud /Picasso


 

Et, Rimbaud, ce jeune homme, cette vieille âme, à minuit illuminé de s'écrier :

 

"Elle est retrouvée, quoi ? L'éternité !"

 

Bonne éternité chers amis,


cejourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain !

 

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