DES MOTS
Des mots,
Les mots sont trop grands ou bien trop petits
Ils pèsent lourd dans la balance
Leur prix est incommensurable
Ils donnent des envies ou des regrets
Je t'aime moi non plus...
T'es toi quand tu parles !
J’ te dis pas!
Sur le risque disparu
Sur toutes le pages blanches
Leur pouvoir est infini
Liberté, liberté chérie...
Les voici venir au bord des lèvres
Ou se tuer dans le tu...
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre?
Je dis TU à tous ceux que j'aime...
Les cueillir lentement...Ce sont des roses
Pour en faire des bouquets de sens
Puis les caresser lentement...
Sans esprit de l'escalier
Sans rien à redire...
Ta parole, ma parole, ça fera guincher
Tellement, tellement...
Anny C.
A la lueur intime et chaude de ce peintre
« Une masse brune, une flamme citron, un rouge franc, un vermillon plus sourd, une grandeur triste. »
Pascal Quignard
" Les oranges et les rouges de Georges de La Tour brûlent par-delà le temps comme des braises."
Pascal Quignard "
Georges de La Tour, ce fils d’un boulanger de Vic-sur-Seille en Lorraine, est réputé à son époque : en 1639, il se rend à Paris et reçoit le titre de « Peintre ordinaire du roi » ainsi qu’un logement au Louvre. Le roi Louis XIII possède un « Saint Sébastien soigné par Irène » qu’il admire dans sa chambre.
Caravage, mort depuis peu lorsque La Tour commence sa carrière, influence la plupart des peintres par des effets de clair-obscur soulignant les reliefs, appuyant les contrastes violents d’une forte dramatisation lumineuse.
La Tour s’en inspire mais son clair-obscur est bien différent de celui de l’artiste italien. Un rapport unique s’établit entre la lumière et l’ombre : « Il obéit aux leçons du Caravage. Il sacrifia toutes les auréoles qui encerclent la tête des dieux et des saints pour leur substituer les reflets d’une bougie. »
Les pensées de Pascal Quignard vagabondent. La poésie de ses mots introduit la beauté des toiles. Il s’interroge : « La Tour fut un des derniers génies de la Renaissance. Il a emprunté à Honthorst l’artifice qui consiste à cacher le luminaire par un écran de fer, par une main, par un personnage, par un crâne. » Si l'art était conté...
NB
Bien que reconnu de son vivant, Georges de La Tour a longtemps été oublié, ses œuvres étant attribuées à d’autres. Ce n’est qu’au 20e siècle que son talent est redécouvert, et il est alors célébré pour sa technique innovante et sa capacité à capter l’essence humaine. Ce peintre lorrain est devenu une figure incontournable du patrimoine artistique français et mondial.
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Georges de La Tour, Le tricheur à l'as de carreau, musée du Louvre
Georges de #LaTour peignait en Lorraine, un duché coincé entre la France et le Saint Empire germanique. Il était réputé pour ses scènes de nuit éclairées à la chandelle, comme le Saint Jos...
DEUX NUANCES DE GRIS
Partage en poésie avec deux poètes amis :
MARIE LAUGERY, qui vient d'éditer L'INCANDESCENT aux éditions "Interstices",
à déguster avec délectation !
"Au crépuscule de l'amour
reste l'empreinte du gris
l'azur griffé
mêlé aux questions neuves
de l'enfance
La réponse est dans
le rire du vent
qui foudroie les grands arbres
soulève la graine et le pollen
gifle le silence
et disparaît dans sa ferveur de spectre
L'inachevé du ciel
s'impose en labyrinthe
Le soleil m'octroie ses ténèbres
Il fut un temps
où les saisons glissaient sur la rotondité de la Terre."
P 21/22 ( Le tremblé d'une étoile)
OLIVIER JOUSSET qui, dans une autre et subtile nuance de gris, a écrit puis enregistré ce poème...
écoutez, lisez...appréciez...
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Gris blanc Il était dix heures du matin et ces dix heures du matin là étaient plutôt réussies, pour une fois. L'air s'était rempli de sérénité silencieuse planant dans une lumière lénifi...
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Il était dix heures du matin et ces dix heures du matin là étaient plutôt réussies, pour une fois.
L’air s’était rempli de sérénité silencieuse planant dans une lumière lénifiante, presque radieuse.
Le froid avait figé les rayons du soleil dans les branches et tendait patiemment dans le ciel de longs draps gris et blancs.
Tout était en attente. Plus un souffle de vent, plus de murmure du temps.
Arrêt sur image, la vie semblait endormie à jamais...
Tu flottais tranquillement sur cette vague suspendue quand le visage rond et bienveillant de Mireille surgit gentiment dans ton rêve paisible, - Ouh ouh ! Il est huit heures ! C’est l’heure de se réveiller, mon petit monsieur ! Il a ses médicaments à prendre avec le petit déjeuner et après…
Elle te balançait le programme habituel de ta journée que tu connaissais par cœur et que tu n’écoutais plus…
Et après… Y aurait-il un après ?
Allais-tu sortir de ce monde opaque et blafard ?
Oublierais-tu un jour le sourire triomphant et hypocrite des toubibs en visite ?
Oublierais-tu un jour les rictus jaunis et tordus des éclopés vacillants titubant dans les longs couloirs imprégnés de douleur et d’angoisse ?
Le gris blanc d’un ciel morne sans soleil s’installa dans la chambre, la journée s’annonçait palpitante. Il neigeait de nouveau, une neige légère et lourde à la fois presque des gouttes de pluie.
Tu pensas à elle, toujours frigorifiée. Tu entendis sa voix te dire qu’elle avait froid.
Elle avait toujours froid, l’hiver et disait qu’elle sentait des points douloureux dans tout son corps.
Tu pensas à ses pieds glacés qu’elle venait réchauffer (en s’excusant à peine…) contre toi quand vous vous glissiez le soir l’un contre l’autre.
Tu pensas à tout ce froid vaincu dans votre lit d’amour.
Alors tu as fermé les yeux et tenté de retrouver ton nuage pour reprendre ton échappée belle avant l’arrivée des hommes de l’ombre tout maquillés de blanc, perdus dans leur savoir.
Il était dix heures du matin et c’était plutôt bien ce matin-là…
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Léo Férré chante Verlaine : Art Poétique
Art poétique De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l'Impair Plus vague et plus soluble dans l'air, Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. Il faut aussi que tu n'ailles point Cho...
Soldes façon Annie Ernaux
"L'ordre marchand se resserrait, imposait son rythme haletant. Les achats munis d'un code-barres passaient avec une célérité accrue du plateau roulant au chariot dans un bip discret escamotant le coût de la transaction en une seconde. Les articles de la rentrée scolaire surgissaient dans les rayons avant que les enfants ne soient encore en vacances, les jouets de Noël le lendemain de la Toussaint et les maillots de bain en février. Le temps des choses nous aspirait et nous obligeait à vivre sans arrêt avec deux mois d'avance. Les gens accouraient aux « ouvertures exceptionnelles » du dimanche, les soirs jusqu'à onze heures, le premier jour des soldes constituait un événement couvert par les médias. « Faire des affaires », « profiter des promotions » était un principe indiscuté, une obligation. [...]
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Le Petit Commerce (Remastered)
Provided to YouTube by Zebralution GmbH Le Petit Commerce (Remastered) · Boris Vian The French Jazz Legend ℗ 2020 Master Tape Records Released on: 2020-03-20 Composer: Guillen Callejon Caussa ...
SOLDES A LA PREVERT
INVENTAIRE
Inventaire
Une pierre
deux maisons
trois ruines
quatre fossoyeurs
un jardin
des fleurs
un raton laveur
une douzaine d’huîtres un citron un pain
un rayon de soleil
une lame de fond
six musiciens
une porte avec son paillasson
un monsieur décoré de la légion d’honneur
un autre raton laveur
un sculpteur qui sculpte des napoléon
la fleur qu’on appelle souci
deux amoureux sur un grand lit
un receveur des contributions une chaise trois dindons
un ecclésiastique un furoncle
une guêpe
un rein flottant
une écurie de courses
un fils indigne deux frères dominicains trois sauterelles
un strapontin
deux filles de joie un oncle Cyprien
une Mater dolorosa trois papas gâteau deux chèvres de
Monsieur Seguin
un talon Louis XV
un fauteuil Louis XVI
un buffet Henri II deux buffets Henri III trois buffets
Henri IV
un tiroir dépareillé
une pelote de ficelle deux épingles de sûreté un monsieur
âgé
une Victoire de samothrace un comptable deux aides-
comptables un homme du monde deux chirurgiens
trois végétariens
un cannibale
une expédition coloniale un cheval entier une demi-
pinte de bon sang une mouche tsé-tsé
un homard à l’américaine un jardin à la française
deux pommes à l’anglaise
un face-à-main un valet de pied un orphelin un poumon
d’acier
un jour de gloire
une semaine de bonté
un mois de marie
une année terrible
une minute de silence
une seconde d’inattention
et…
cinq ou six ratons laveurs
un petit garçon qui entre à l’école en pleurant
un petit garçon qui sort de l’école en riant
une fourmi
deux pierres à briquet
dix-sept éléphants un juge d’instruction en vacances
assis sur un pliant
un paysage avec beaucoup d’herbe verte dedans
une vache
un taureau
deux belles amours trois grandes orgues un veau
marengo
un soleil d’austerlitz
un siphon d’eau de Seltz
un vin blanc citron
un Petit Poucet un grand pardon un calvaire de pierre
une échelle de corde
deux sœurs latines trois dimensions douze apôtres mille
et une nuits trente-deux positions six parties du
monde cinq points cardinaux dix ans de bons et
loyaux services sept péchés capitaux deux doigts de
la main dix gouttes avant chaque repas trente jours
de prison dont quinze de cellule cinq minutes
d’entracte
et…
plusieurs ratons laveurs.
(Jacques Prévert, Paroles, 1946)
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INVENTAIRE de PREVERT par les Frères Jacques
De Prévert et chanté par les Frères Jacques: une belle chanson auquelle j'ai essayé à ma façon, de rendre hommage.
Poètes en hiver !
"Être là
sur la ligne de crête
le cœur illimité"
Marie Laugery
( Interstices ed. )
« Nous parlons d'amour tout bas dans nos têtes
en marchant dans les villes
en croisant des visages
en mettant nos pas peut-être dans les vôtres
nous sommes tous du même monde
celui des humains
au cœur violent
au cœur timide
au cœur parfois perdu
et pourtant battant
toujours battant »
Jeanne Benameur
(Bruno Doucey ed.)
Je pense à toi, la nuit est claire, c’est déjà le début de l’hiver, quelque chose scintille dans un coin.
Clarté diffuse qui ressemble à un sourire doré. Lumière et sourire sont de la même étoffe pour qui sait toucher.
Les oiseaux libres, les arbres sans maîtres, ce qui est offert sans qu’on le possède tu savais le toucher. Le cueillir et le montrer. L’accueillir serait plus juste, pour ne pas déraciner. Ne jamais déraciner. La fleur. Mais la noirceur, la prédation, patiemment, tu pouvais. Creuser la terre avec force et tranquillité, avec certitude.
Une fois, ta voix a dit les mots qui soignent, tes mots, et j’ai compris quelque chose de plus qu’en te lisant.
Le calme des profondeurs sonne parfois comme un rire.
Crépite l’or niché au fond de l’âme, quand les simples mots de tes formules magiques emplissent le puits.
Dans le puits, il y avait aussi une ombre de tragique, une permanente peine passagère. Comme est permanente et passagère l’eau de la rivière. L’ombre d’une rivière de peine traversait ta voix.
Le clapotis de la rivière de peine chantait lointainement dans ta voix. Parfois, ce chant se confondait avec le rire du fond du puits qui nous parvenait dans tes mots.
Parfois, pourtant, c’était un autre chant, plaintif, mais si lointain dans ta voix qu’on l’aurait dit venu de trois ou quatre rues plus loin.
J’aimais aussi ce lit triste où s’endormait ta voix.
Arthur Teboul
FAY CE QUE VOULDRAS
"Ici n'entrez pas, hypocrites, bigots,
Vieux matagots, marmiteux, boursouflés,
Torcols, badauds, plus que n'étaient les Goths,
Ou les Ostrogoths, précurseurs des magots,
Porteurs de haires, cagots, cafards empantouflés.
Gueux emmitouflés, frappards écorniflés,
Bafoués, enflés, qui allumez les fureurs;
Filez ailleurs vendre vos erreurs." (...)
RABELAIS
(François Rabelais également connu sous deux anagrammes de son nom : Alcofribas Nasier ou bien Serafin Calobarsy — où « Françoys » est écrit en ancien français), né à la Devinière à Seuilly, près de Chinon (dans l'ancienne province de Touraine), en 1483 ou en 1494 selon les sources, et mort à Paris le
( Pour lire Rabelais il faut plonger dans le texte, lui offrir son souffle, en jouir ) Valère Novarina
"Toute leur vie était organisée non par des lois, des statuts ou des règles, mais selon leur vouloir et franc arbitre. Ils se levaient du lit quand bon leur semblait, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur venait; nul ne les éveillait, nul ne les forçait ni à boire ni à manger, ni à faire autre chose. Ainsi l'avait établi Gargantua. En leur règle n'était que cette clause :
"Fais ce que voudras",
parce que les gens libres, bien nés, bien instruits, conversant en compagnie honnête, ont par nature un instinct et un aiguillon, qui toujours les pousse à accomplir des faits vertueux et les éloigne du vice, aiguillon qu'ils nommaient honneur. Quand une vile servitude ou une contrainte les font déchoir et les assujettissent, ils emploient cette noble inclination, par laquelle ils tendaient librement vers la vertu, à repousser et à enfreindre ce joug de la servitude : car nous entreprenons toujours les choses défendues, et convoitons ce qui nous est refusé.
Grâce à cette liberté, ils entrèrent en louable émulation de faire tous ensemble ce qu'ils voyaient plaire à un seul. Si l'un ou l'une d'entre eux disait : « Buvons », tous buvaient; s'il disait : « Jouons », tous jouaient. S'il disait : « Allons nous ébattre aux champs», tous y allaient. Si c'était pour chasser au vol ou poursuivre le gibier, les dames montées sur de belles haquenées, portaient chacune un épervier, ou un lanier, ou un émerillon. Les hommes portaient les autres oiseaux.
Ils étaient si noblement instruits qu'il n'y en avait aucun qui ne sût lire, écrire, chanter, jouer d'instruments de musique, parler cinq ou six langues et composer en ces langues autant en vers qu'en prose. Jamais ne furent vus chevaliers si preux, de si belle allure, si adroits à pied et à cheval, si vigoureux, plus alertes et plus aptes à manier toutes sortes d'armes. Jamais ne furent vues dames si élégantes, si mignonnes, moins acariâtres, plus adroites aux travaux manuels, à la broderie, et à toute occupation convenant à une femme honnête et libre.
Pour cette raison, quand le temps était venu qu'un membre de l'abbaye voulût en sortir, ou à la requête de ses parents, ou pour tout autre cause, il emmenait avec lui une de ces dames, celle qui l'avait pris pour son cavalier servant, et ils se mariaient. Et s'ils avaient vécu à Thélème en confiance et en amitié, encore mieux poursuivaient-ils cette existence dans le mariage. Ils s'aimaient à la fin de leurs jours comme au premier jour de leurs noces."
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Qui est François Rabelais, l'auteur de Gargantua ?
Présentation de la vie et du style de François Rabelais. 0:00 : générique 0:08 : introduction 00:55 : chapitre 1 : l'enfance 03:43 : chapitre 2 : Rabelais moine 07:35 : chapitre 3 : Rabelais m...
En ce premier dimanche de 2025
" Je m'en remets au tremblé d'une étoile
aux matins de cris d'oiseaux" Marie Laugery / L'Incandescent
En ce début d'année, pour être lu, il faut taper fort, au milieu du brouhaha du monde, parmi la foule des informations.
Donc, voici pour vous, La leçon inaugurale du Congrès philo du Mans:
"C'était mieux demain, actualités de la nostalgie"
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Leçon inaugurale par Barbara Cassin · Philologue et philosophe
Uploaded by Le Mans Université Conférences on 2023-11-24.
Il faut un peu de temps pour s'y arrêter. J'aime que sa pensée évolue vers une issue engageante.
A la suite de Victor Hugo, il est temps "d'étonner la catastrophe",
en n'oubliant avec Rimbaud que : " La Poésie ne rythmera plus l’action, elle sera en avant",
ce qui vaut le temps passé à écrire un cejourd'hui...
Jour de l'an : 1er janvier
Face à face
Pour un an d'éternité et un jour,
Avec François Cheng:
"Le peu que nous ayons conquis
Le peu que nous ayons saisi
Nous a brûlé la chair brisé le corps
Nous te savons gré de poser l’intervalle, le tien
D’envelopper toutes braises d’épaisse nuit, la tienne
Le délire ne nous jettera plus hors de la ronde des étés
Au solstice du désir humain
Nous réapprendrons
À nommer aile fleur tonnerre étoile
À toucher herbe rosée sentier regard
Désormais à distance juste
Selon la cadence exacte
À l’in-accès
Nous consentons"
(in Le vide médian )
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Joan Baez Georges Brassens Chanson Pour L'Auvergnat French & English Subtitles
This is a song about generosity, kindness, human warmth, about caring for another in need. The world needs to hear this There are too many croquants and not enough Auvergnats. Auvergnats had a ...
Aujourd'hui se meurt pour l'éternité
Tout bien pesé, l'année 2024 porte son poids de temps passé, perdu et retrouvé !
Tout bien pensé, 2025 ouvre grand ses bras...
Sur la ligne de départ, les jeunes vont démarrer à fond, les plus âgés vont
prendre leur train de sénateurs...
Mais, qui oserait considérer un vieillard de Rembrandt comme
démodé ou un vers de Villon comme insensé ? (Mais où sont les neiges d'antan ?)
" Qui peut dire où la mémoire commence
Qui peut dire où le temps présent finit
Où le passé rejoindra la romance
Où le malheur n'est qu'un papier jauni ? "
Louis Aragon
Et, Rimbaud, ce jeune homme, cette vieille âme, à minuit illuminé de s'écrier :
"Elle est retrouvée, quoi ? L'éternité !"
Bonne éternité chers amis,
cejourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain !
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Elle est retrouvée. Quoi ? L'Eternité. / Pierrot le Fou
L'Eternité / Arthur Rimbaud / Jean-Luc Godard / Pierrot le Fou / Jean-Paul Belmondo / Anna Karina
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