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Articles récents

Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront

11 Février 2026

Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront

Un jour, Un jour

 

Louis ARAGON
 
Recueil : "Le Fou d'Elsa"

Tout ce que l’homme fut de grand et de sublime
Sa protestation ses chants et ses héros
Au dessus de ce corps et contre ses bourreaux
A Grenade aujourd’hui surgit devant le crime

Et cette bouche absente et Lorca qui s’est tu
Emplissant tout à coup l’univers de silence
Contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu’on tue

Un jour pourtant un jour viendra couleur d’orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Ah je désespérais de mes frères sauvages
Je voyais je voyais l’avenir à genoux
La Bête triomphante et la pierre sur nous
Et le feu des soldats porté sur nos rivages

Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se font de la terre
Entre eux ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l’a touché

Un jour pourtant un jour viendra couleur d’orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Quoi toujours ce serait la guerre la querelle
Des manières de rois et des fronts prosternés
Et l’enfant de la femme inutilement né
Les blés déchiquetés toujours des sauterelles

Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
Le massacre toujours justifié d’idoles
Aux cadavres jeté ce manteau de paroles
Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou

Un jour pourtant un jour viendra couleur d’orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

 

Louis ARAGON

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Il dit oui avec le coeur

10 Février 2026

Inge Schuster

Inge Schuster

"À l’école c’était la même histoire, 

la poésie qu’il récitait peinard à sa mère 

lui restait coincée dans le plexus 

une fois devant la classe."

 

 

François Bégaudeau

L’amour

Éditions Verticales / 2023
 
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J'ai fait mon marché en poésie

9 Février 2026

J'ai fait mon marché en poésie

       Vers la Printemps des poètes 2026

 

Tu réclames une échelle
on te donne une cage
tu réclames un fil de lumière
et trébuches dans les catacombes
tu réclames le fil pas la patte
l’oiseau pas la cage
la peau sans la crème
l’amour sans le son
l’éternité sans arêtes
la suite sans partitions

Laure Cambau

 

 

"Les yeux de la mouche,"

Le Castor Astral,

Laure Cambau est poète, pianiste et auteur de contes pour enfants ainsi que de paroles de chansons.

 

Question subsidiaire : les 3 mots qui pourraient définir la poésie quels seraient-ils ?

SURPRISE : « quand un mot rencontre un mot pour la première fois » (propos recueillis d’un berger grec)
MUSIQUE
PARFUMS
« Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir… » (Baudelaire, Debussy…)

Laure CAMBAU 

 

 

 

 

 

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1943 La pesanteur et la grâce Plon / 1948 « La vague brisée..."> Publié depuis Overblog

6 Février 2026

                               "Si nous ne dormons pas, c'est pour guetter l'aurore". DESNOS

"Si nous ne dormons pas, c'est pour guetter l'aurore". DESNOS

"D’une manière générale,

ne souhaiter la disparition d’aucune de ses misères, 

mais la grâce qui les transfigure."

 

Simone Weil
1909 > 1943

La pesanteur et la grâce
Plon / 1948

 

« La vague brisée en son point fragile

Par la grâce en son sein

Soudain recommencée »

 

Anne_Marie Carrère

CAPSULE aléatoire,   Ouvrir le lien, appuyer  sur "découvrir" ... écouter puis...choisir...

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Un écho redit par mille labyrinthes

5 Février 2026

Les phares - Charles Baudelaire

Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse,
Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer,
Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse,
Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer ;

Léonard de Vinci, miroir profond et sombre,
Où des anges charmants, avec un doux souris
Tout chargé de mystère, apparaissent à l'ombre
Des glaciers et des pins qui ferment leur pays,

Rembrandt, triste hôpital tout rempli de murmures,
Et d'un grand crucifix décoré seulement,
Où la prière en pleurs s'exhale des ordures,
Et d'un rayon d'hiver traversé brusquement ;

Michel-Ange, lieu vague où l'on voit des Hercules
Se mêler à des Christs, et se lever tout droits
Des fantômes puissants qui dans les crépuscules
Déchirent leur suaire en étirant leurs doigts ;

Colères de boxeur, impudences de faune,
Toi qui sus ramasser la beauté des goujats,
Grand cœur gonflé d'orgueil, homme débile et jaune,
Puget, mélancolique empereur des forçats,

Watteau, ce carnaval où bien des cœurs illustres,
Comme des papillons, errent en flamboyant,
Décors frais et légers éclairés par des lustres
Qui versent la folie à ce bal tournoyant ;

Goya, cauchemar plein de choses inconnues,
De fœtus qu'on fait cuire au milieu des sabbats,
De vieilles au miroir et d'enfants toutes nues,
Pour tenter les démons ajustant bien leurs bas ;

Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges,
Ombragé par un bois de sapins toujours vert,
Où, sous un ciel chagrin, des fanfares étranges
Passent, comme un soupir étouffé de Weber ;

Ces malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes,
Ces extases, ces cris, ces pleurs, ces Te Deum,
Sont un écho redit par mille labyrinthes ;
C'est pour les cœurs mortels un divin opium !

C'est un cri répété par mille sentinelles,
Un ordre renvoyé par mille porte-voix ;
C'est un phare allumé sur mille citadelles,
Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois !

Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage
Que nous puissions donner de notre dignité
Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge
Et vient mourir au bord de votre éternité !

CH. BAUDELAIRE

 

Turner,

Turner,

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De la fleur à son fruit,

4 Février 2026

De la fleur à son fruit,

" Comparé à leur fleur jaune, quelle beauté que le fruit étrange du pissenlit.

Oeuf de vent et de transparence qu'une seule brise porte.

qu'une goutte de pluie crève,

ou le doigt d'un enfant.

 

Globes dentelés, si légers et blanchâtres, peuplés par le vide,

vous tournoyez enfin au bout du souffle de ses lèvres.

Vous vous éparpillés dans les rayons de la lumière.

 

Les fruits des pissenlits qui volent dans les airs,

c'est ainsi que les fantômes avancent près des visages,

c'est ainsi qu'ils les dédoublent.

Merveilleuse semence sous le regard des aïeux qui de nouveau les pleurent.

Le visage du père de la mère se lit au fond des yeux de la petite fille.

De façon brusque et inoubliable, vous qui êtes presqu'insaisissables,

minuscules globes aux cheveux blancs qui survolez les herbes eet vous y effrondez."

 

Pascal Quignard

Il n'y a pas de place pour la mort,(édition Hardies 2026)

 

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Cette voix - là

3 Février 2026

Magritte

Magritte

"JE SUIS UN CIEL

PAS UN CIEL DE LIT

JE SUIS UN HOMME

PAS UN HOMME DE LETTRES"

Réjean Ducharme

poète, romancier, parolier, sculpteur québécois

(1941/2017)

Son premier Roman "L'avalée des avalés" écrit à 24 ans, fut un grand succès.
Roman poétique il y célébrait l'enfance:

 

"Je ne permettrai à aucun adulte de porter son ombre sur ta joie d'enfant. 

Je protégerai pour toi ta joie d'enfant. 

Rien ni personne, aussi longtemps que je vivrai, ne pourra l'assombrir"

 

 Cette voix d'enfant...  "Tout m’avale. Quand j’ai les yeux fermés, c’est par mon ventre que je suis avalée, c’est dans mon ventre que j’étouffe. Quand j’ai les yeux ouverts, c’est par ce que je vois que je suis avalée, c’est dans le ventre de ce que je vois que je suffoque. Je suis avalée par le fleuve trop grand, par le ciel trop haut, par les fleurs trop fragiles, par les papillons trop craintifs, par le visage trop beau de ma mère. Le visage de ma mère est beau pour rien. S’il était laid, il serait laid pour rien. Les visages, beaux ou laids, ne servent à rien. On regarde un visage, un papillon, une fleur, et ça nous travaille, puis ça nous irrite. Si on se laisse faire, ça nous désespère. Il ne devrait pas y avoir de visages, de papillons, de fleurs. Que j’aie les yeux ouverts ou ferm

Cette voix d'enfant... "Tout m’avale. Quand j’ai les yeux fermés, c’est par mon ventre que je suis avalée, c’est dans mon ventre que j’étouffe. Quand j’ai les yeux ouverts, c’est par ce que je vois que je suis avalée, c’est dans le ventre de ce que je vois que je suffoque. Je suis avalée par le fleuve trop grand, par le ciel trop haut, par les fleurs trop fragiles, par les papillons trop craintifs, par le visage trop beau de ma mère. Le visage de ma mère est beau pour rien. S’il était laid, il serait laid pour rien. Les visages, beaux ou laids, ne servent à rien. On regarde un visage, un papillon, une fleur, et ça nous travaille, puis ça nous irrite. Si on se laisse faire, ça nous désespère. Il ne devrait pas y avoir de visages, de papillons, de fleurs. Que j’aie les yeux ouverts ou ferm

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0péra fabuleux,

2 Février 2026

Heureux les doux

Heureux les doux

Louis, taiseux et solitaire, est jardinier en Provence. Sa vie s'effondre quand il découvre que son chat a une tumeur. Sa nouvelle voisine, Thalie, professeure de lettres à la retraite, lui redonne le goût de vivre en lui faisant déclamer devant ses arbres les textes des grands poètes d'hier et d'aujourd'hui, de Sapho à Rimbaud en passant par Neruda, Kipling, Rilke, Brontë ou Senghor.  "Réparez mon jardin, et je réparerai votre parole"

Louis, taiseux et solitaire, est jardinier en Provence. Sa vie s'effondre quand il découvre que son chat a une tumeur. Sa nouvelle voisine, Thalie, professeure de lettres à la retraite, lui redonne le goût de vivre en lui faisant déclamer devant ses arbres les textes des grands poètes d'hier et d'aujourd'hui, de Sapho à Rimbaud en passant par Neruda, Kipling, Rilke, Brontë ou Senghor. "Réparez mon jardin, et je réparerai votre parole"

Et je choisis:
 
"Je devins un opéra fabuleux" d' Arthur Rimbaud
 
 
"Je devins un opéra fabuleux : je vis que tous les êtres ont une fatalité de bonheur: l'action n'est pas la vie, mais une façon de gâcher quelque force, un énervement. La morale est la faiblesse de la cervelle. À chaque être, plusieurs autres vies me semblaient dues. Ce monsieur ne sait ce qu'il fait: il est un ange. Cette famille est une nichée de chiens. Devant plusieurs hommes, je causai tout haut avec un moment d'une de leurs autres vies. - Ainsi, j'ai aimé un porc. Aucun des sophismes de la folie, - la folie qu'on enferme, - n'a été oublié par moi : je pourrais les redire tous, je tiens le système. Ma santé fut menacée. La terreur venait. Je tombais dans des sommeils de plusieurs jours, et, levé, je continuais les rêves les plus tristes. J'étais mûr pour le trépas, et par une route de dangers ma faiblesse me menait aux confins du monde et de la Cimmérie, patrie de l'ombre et des tourbillons. Je dus voyager, distraire les enchantements assemblés sur mon cerveau. Sur la mer, que j'aimais comme si elle eût dû me laver d'une souillure, je voyais se lever la croix consolatrice. J'avais été damné par l'arc-en-ciel. Le Bonheur était ma fatalité, mon remords, mon ver : ma vie serait toujours trop immense pour être dévouée à la force et à la beauté. Le Bonheur ! Sa dent, douce à la mort, m'avertissait au chant du coq, - ad matutinum, au Christus venit, - dans les plus sombres villes."
 
Arthur Rimbaud
 
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Pour toi,

1 Février 2026

POUR TOI

POUR TOI

Pour toi mon amour.
Recueil : Paroles (1946)

 

Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j'ai acheté des oiseaux
Pour toi
Mon amour.

Je suis allé au marché aux fleurs
Et j'ai acheté des fleurs
Pour toi
Mon amour.

Je suis allé au marché à la ferraille
Et j'ai acheté des chaînes
De lourdes chaînes
Pour toi
Mon amour.

Et puis je suis allé au marché aux esclaves
Et je t'ai cherchée
Mais je ne t'ai pas trouvée
Mon amour.

 

Jacques Prévert

 

Je T'écris
par Guillevic
 
 
Je t'écris d'un pays où il fait noir

Et ce n'est pas la nuit.

Je t'écris

Parce qu'il fait noir.

Je t'écris sur le mur
Qui est au fond du noir.

*

Il y a le noir puisqu'il me fait t'écrire.
Il y a un mur puisque j'écris dessus
Et c'est pour toi.

Je ne sais pas ce qu'est ce noir,
Je suis dedans.

Je t'écris sur un mur au fond du noir.

Je sais que dehors
Il ne fait pas noir.

*

Le plus souvent le mur est droit,
Mais je crois qu'il s'ineurve.

Lorsque je dis

Qu'il est au fond du noir,

C'est pour me rassurer.

J'écris sur lui

Pour que ce soit utile.

*

Si jamais tu lis sur ce mur
Ce que j'écris pour toi,

Tu sauras peut-être
Où j'étais parqué.

*

Mais pourtant si c'était
Sur ton mur que j'écris,
Sur le mur au fond
Du noir où tu es

Et tu ne saurais pas
Que j'y écris pour toi?

*

Je te sais, soleil,

Je vous sais, pommiers.

Je connais l'étrange
Variété du noir
Qui a nom lumière.

De son royaume j'ai tremblé.

*

Je n'ai pas d'horizon
Au-delà de ce mur
Sur lequel je t'écris.

Je n'écrirai pas plus
Que je ne peux savoir.

*

J'écris la vérité que supporte le mur
Au fond du noir.

*

Dehors il y aurait un autre champ d'action,
La trompette où souffler le jour plus fort que lui,
Comme souffle un seul feu à nu dans les chemins,

Quand midi vient éperonner
Toute la terre permanente.

Mais, dehors, où t'écrire
A défaut de ce mur?

*

Dehors, mais je ne saurais plus
A qui j'écris.

Et que sera, dehors,
Dans le feu et le vent,
Celui qui doit t'écrire?

*

A moins qu'un jour —

Est-ce que ce sera le jour? —

Nous sachions être ensemble, je le veux,

Pour le dehors et pour le noir.

En notre honneur alors
Brûleront de lumière,
Mais à notre mesure,
Les pommiers, les rivières.

Alors je t'écrirai sur ce que tu verras
Flamboyer de tendresse,
Sur toutes choses autour de nous
Dans le dehors et dans le noir.

Je n'aurai plus besoin
De chercher à t'écrire
Sur le mur introuvable
Où j'écris maintenant.

*

Qu'importe après cela
Qu'il reste encore du noir
Dans la grande lumière,
Au fond de la lumière,

Puisque tu seras là
Pour tâtonner ensemble

Et que je t'écrirai

Avec mes lèvres sur ton corps.

*

En attendant j'écris

Sur le mur qui doit être au fond du noir :

«
Je bénis tes genoux,

«
Je pense au jour

«
Où sous mes mains ils trembleront

«
Comme font les feuillages

«
Avec moins de raison. »

*

Et nous irions

Vers la lumière guérissable.

 

Guillevic
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Point d'orgue,

31 Janvier 2026

VENUS KHOURY GAHTA/.     C’est avec une immense tristesse que nous apprenons la mort de Vénus Khoury-Ghata. La grande voix du Liban s’est éteinte à l’âge de 88 ans. Nous perdons une amie très chère à notre cœur et une poétesse dont nous sommes heureux d’avoir publié trois livres. Le dernier, « Qui parle au nom du jasmin », est paru en 2025, accompagné d'une postface de Caroline Boidé.     Nous partageons la peine de tous ses proches. Ed.B Doucey

VENUS KHOURY GAHTA/. C’est avec une immense tristesse que nous apprenons la mort de Vénus Khoury-Ghata. La grande voix du Liban s’est éteinte à l’âge de 88 ans. Nous perdons une amie très chère à notre cœur et une poétesse dont nous sommes heureux d’avoir publié trois livres. Le dernier, « Qui parle au nom du jasmin », est paru en 2025, accompagné d'une postface de Caroline Boidé. Nous partageons la peine de tous ses proches. Ed.B Doucey

JASMIN

JASMIN

|La terre au galop de ses sillons

court à ma rencontre

 

le temps d'éteindre le mégot de mon doigt

d'attacher la ceinture de mes bras

et je me trouve assise dans ma peau

 

prochaine destination

moi-même

 

je suivrai les routes principales de mes veines 

pour atteindre avant la nuit

la capitale de mon cœur

 

– Vénus Khoury-Ghata, « Qui parle au nom du jasmin »

 

« Qui peut parler au nom du jasmin ?
Quand le tonnerre fait éclater le tympan des vieilles herbes et que la pluie, plus basse que la plus basse des luzernes lotit la terre en d’infinis étangs ?
Quand le soleil, les doigts aux grilles se contente d’assister en spectateur ?"

 

 

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