Avec ce poids-là,
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LES AUTRES - Je tombe, je me relève (clip officiel)
Réalisation : Laurent Périssé Emmanuel Demonsant : auteur-compositeur-interprète Florent Baujard : guitare électrique Matthieu Mancini : piano, chœurs Claire Mazard : contrebasse, chœurs Ré...
FEU DE BOIS
" Grand feu de bois, échevelé entre ses coussins de cendre légère, blanche et bleue et voletante comme le chinchilla!"
Colette
Prisons et paradis
Sur la route des braises
Une branche suinte et s’enflamme
D’amour consumé
Une langue de feu lèche les cendres vives
Dans un pépiement qui crépite d’aise
Quand la paix veille sur ses proies endormies
Et que les songes bruissent sous les paupières closes
Jusqu’au matin vibrant d’ardeur
Après la combustion des veilles
Anny C.
La lumière dans le tamis
"La cendre, dans le plus frais de mon souvenir, c’est … comment écrire? C’est la fleur du feu, sa blanche écume, son inséparable, son impondérable duvet, – c’est la cendre de bois."
Colette
Prisons et Paradis
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Louis Aragon, " Le Feu " (France, 1964), Marc Ogeret, 1974 (Composé par Hélène Martin)
" Le feu ", Louis Aragon (1897-1982) Mon Dieu mon Dieu cela ne s'éteint pas Toute ma forêt je suis là qui brûle J'avais pris ce feu pour le crépuscule Je croyais mon cœur à son dernier pas ...
L'art et la vie
Du portrait à la vie
Le “portrait d’Elisabeth Lederer” de Gustav Klimt, désormais deuxième tableau le plus cher jamais vendu aux enchères, derrière le “Salvator Mundi” attribué à Léonard de Vinci.
Le portrait
"Il est des soirs où le marché de l’art, d’ordinaire si prompt à se prendre au sérieux, consent enfin à parler vrai. Le 18 novembre dernier en fut un. Un Klimt a grimpé jusqu’à 236,3 millions de dollars chez Sotheby’s, porté par des enchérisseurs qui semblaient avancer sur la pointe des pieds, tandis qu’une chacun retenait son souffle l’air de rien. Vingt minutes ont suffi pour décider qu’une jeune femme peinte en 1914 frôlait désormais les sommets. Ce portrait n’est pas seulement celui d’Elisabeth Lederer ; c’est aussi le souvenir d’une vie partagée par Leonard Lauder, le collectionneur. Les œuvres ne traversent pas les décennies toutes seules. Elles suivent le cœur de ceux qui les choisissent. Et c’est bien avant les enchères que commence la vraie valeur, dans une fidélité, une patience et une cohérence secrète que seuls les collectionneurs sincères connaissent. Et puis, il y a ce miracle discret, presque trop simple : collectionner permet à des gens ordinaires de vivre une existence extraordinaire. Il suffit d’un dessin accroché de travers, d’une petite huile choisie sans raison, d’une gravure trouvée par hasard. Là, tout à coup, une œuvre vous regarde autant que vous la regardez. Et la vie s’élargit. Le marché retiendra le chiffre. Nous devrions retenir le geste. Leonard Lauder n’a jamais cherché la fortune ; il a cherché la justesse. La fortune est arrivée tardivement, presque timidement, telle une invitée embarrassée."
Sylvain Lévy pour la revue informatique: "Sans Doute"
https://www.sansdoute.info/categorie/culture/
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La vie
Complément d'information du Musée des beaux arts Canada.
"Lorsque Klimt peint Elisabeth, fille unique de ses principaux mécènes, August et Szerena Lederer, la famille est la seconde plus riche de Vienne après les Rothschild. Sa fortune, amassée essentiellement dans les industries de la distillerie et de l’amidon, va lui permettre de financer la constitution d’une vaste collection d’art très admirée. Celle-ci compte de nombreuses œuvres de Klimt qui, sur une période de vingt ans, va recevoir commande des portraits de la mère (en 1899), de la fille et de la grand-mère maternelle (Charlotte Pulitzer en 1917). Il se verra également confier la réalisation d’un portrait posthume de la nièce de Szerena. Comme pour l’essentiel de sa production, Klimt va être obsédé par les détails du portrait d’Elisabeth pendant des années. La légende veut que la toile n’ait été considérée comme terminée que parce que la mère est venue la chercher d’autorité dans l’atelier du peintre. Les Lederer ne laisseront sortir ce tableau de leur collection qu’à une seule occasion, pour l’exposition d’art autrichien de Stockholm en 1917.
En à peine plus d’une décennie, la vie de rêve de la jeune Elisabeth va se muer en tragédie. Tout va basculer rapidement après la mort de son père en 1936 et l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie en 1938. L’année suivante, les nazis s’emparent de la collection Lederer (à l’exception des portraits de famille, jugés « trop juifs » pour être volés), et les membres de la famille sont forcés à l’exil. Elisabeth, elle, reste à Vienne, à ses risques et périls : elle se convertit au protestantisme quand, en 1921, elle épouse Wolfgang von Bachofen-Echt, héritier d’une brasserie autrichienne, mais elle redevient juive après le divorce du couple en 1934. « En l’espace de cinq ans, raconte Appleyard, elle se retrouve totalement seule à Vienne. Son mari a divorcé, son seul enfant est mort et sa mère a dû fuir à Budapest. »
Risquant la persécution et probablement même la mort, Elisabeth répand le bruit que Klimt, non-juif mort en 1918, est en fait son véritable père. Certains éléments de l’histoire (la réputation de coureur de jupons de Klimt, l’obsession dont il fait preuve dans la réalisation du portrait d’Elisabeth et l'estime de cette dernière en tant que sculpteure) lui donnent une apparence de véracité, même s’il est aujourd’hui généralement admis que tout n’était que pure invention. Szerena, la mère d’Elisabeth, confirme de son plein gré par écrit la paternité de Klimt, afin de sauver sa fille. Le stratagème fonctionne, et le régime nazi délivre à Elisabeth un document attestant qu’elle est la fille de Klimt. Ceci, et l’aide d’un ancien beau-frère, responsable nazi haut placé, vont lui permettre de poursuivre son existence à Vienne jusqu’à son décès prématuré en 1944."
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Vendanges
Liesse exquise d’or
Un Renoir naît sous la ramure
Le soleil en éclats se fait chair
Les grains sont mûrs
La roue du temps lisse les souvenirs
Les vendanges coupent court
On foule le raisin qui gicle de bonté
Les larmes de Mozart célèbrent la saison
Dionysos renaît de la cuisse de Zeus
Voici la promesse pourpre d’un vin
Une robe rubis cherche l’ambre et le roux
D’un vieil or patiné sous les feuilles lasses
Un chant monte des bois déserté des oiseaux
La mousse s’alanguit
Et la source coule
De source.
Anny C.
Paris sera toujours Paris,
Chanson de la Seine
La Seine a de la chance
Elle n’a pas de soucis
Elle se la coule douce
Le jour comme la nuit
Et elle sort de sa source
Tout doucement sans bruit
Et sans se faire de mousse
Sans sorti de son lit
Elle s’en va vers la mer
En passant par Paris
La Seine a de la chance
Elle n’a pas de soucis
Et quand elle se promène
Tout le long de ses quais
Avec sa belle robe verte
Et ses lumières dorées
Notre-Dame jalouse
Immobile et sévère
Du haut de toutes ses pierres
La regarde de travers
Mais la Seine s’en balance
Elle n’a pas de soucis
Elle se la coule douce
Le jour comme la nuit
Et s’en va vers le Havre
Et s’en va vers la mer
En passant comme un rêve
Au milieu des mystères
Des misères de Paris.
Jacques Prévert
“Chanson de la Seine”, tiré du recueil “Spectacle” paru aux éditions Gallimard
Andante,
Ils marchent
dans le clair-obscur des songes
Ombres parmi les ombres
En silence prenant
Ils marchent
dans leurs ondes
A l’unisson des temps
Ils vont
dans des buissons de mots
Leurs corps fluides ensemble
Ils avancent
très humblement
Il y a des princes et des pauvres
Ils marchent
transfigurés d’espoir
quand leurs voix se répondent
Rimbaud boîte sur les pas de Lélian
Villon renaît de ses cendres
Un poème albatros déploie ses larges ailes.
A l'aube
L'aube redite
Des mots
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Leonard Cohen - Come Healing (Official Live in Dublin 2013)
LeonardCohen #ComeHealingLive #LiveInDublin Leonard Cohen - Come Healing (Official Live in Dublin 2013) Shop LPs and more: https://shop.sonymusic.ca/collections/leonard-cohen Subscribe to ...
Brumes d'automne,
Brume matinale d’automne,
Une atmosphère cristalline devient sulfure, boule vénitienne que Jean-Michel
Othoniel décline en colliers, chapelets, serpents, vagues hautes, roses noires, galets
précieux et briques aux reflets vert sombre mystérieux, véritables bijoux –
cellules de l’ADN cosmique d’un paradis perdu.
Le silence crèverait le cœur
S’il n’y avait plus de mot pour dire…
L’automne bois de rose
L’automne lie de vin
L’automne chant du cygne
Quand...
Le noir se nuit à lui-même
Craquelle les ombres
Encre les arbres
Le songe s'épure
Il y a ici une once d'hiver
Avec ce Goncourt là,
" Moi, je n'ai pas la force qu'il faudrait pour ne pas donner à voir ce qui va mal, pas la force de ne pas dénoncer, de ne pas me mettre en colère, j'essaie de regarder le réel en face et je me dis qu'il faut chanter la beauté aussi dans la laideur et les tourments humains et chercher à travers la nuit la lumière intérieure des femmes et des hommes. Et s'il faut dire l'étonnement devant le soleil levant sur le mur en face de chez soi, s'il faut s'émerveiller d'un corps et dessiner des fleurs, peindre des océans, écrire la fugacité du temps, accueillir la beauté et apprendre à la voir, il faut aussi parfois la chercher dans ce qui nous effraie, dans ce qui nous rebute, dans les plis de nos silences honteux, elle s'y trouve autant que dans un tableau de Bonnard et, si vous acceptez de la regarder, vous verrez, elle rendra votre vie plus forte et plus solide."
Laurent Mauvinier
La maison vide, Goncourt 2025
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Alexandre Kantorow : Brahms, Valse op.39 n°15
Le pianiste Alexandre Kantorow est nommé dans la catégorie "Révélation, Soliste instrumental" des Victoires de la Musique Classique 2019. Il interprète la Valse op. 39 n°15 de Johannes Brahms...
Avec ce voyageur-là,
"J'aime les traces écrites, elles m'émeuvent profondément"
Nicolas Bouvier
(1929/1998)
(Routes et Déroutes)
"Depuis la toute petite enfance, j'ai une fringale de connaissances disparates et un peu tsiganes. Je chéris ce qu'on appelle la culture générale et je bricole de petits morceaux de savoir comme on ramasserait les morceaux épars d'une mosaïque détruite, partout où je peux, sans esprit de système. Et je vois ces choses se mettre en place, d'une façon mystérieuse, comme à l'intérieur d'une sphère où tout conspirerait à achever une sorte d'ensemble harmonique, polyphonique. Encore maintenant, à chaque fois que je peux glaner un petit truc, à gauche ou à droite, je suis content comme un gamin qui va marauder des œufs dans des nids de passereaux. La seule chose qui me fasse accepter l'idée de vieillir, c'est de compléter cette mosaïque encore lacunaire.
(p. 55) (Routes et déroutes)
Nicolas Bouvier
VIBRATIONS,
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Lang Lang - Bach: Goldberg Variations, BWV 988: Aria
"I've been studying this work for more than 20 years - performing and recording it has been a lifelong dream." So says Lang Lang about J.S. Bach's Goldberg Variations, a monumental keyboard work ...
Variations intemporelles
Toute Variation est liée au Temps
Dans l'Espace de la page blanche, elle devient intemporelle
De fil en aiguille, de Poèmes en Images, d’Images en Pensées, une Vibration sensible crée un fragment d’infini
La mémoire tatouée
Hante le souvenir
Le temps travaille pour ce fragment d'infini
Il reste les mots, les images, les vibrations qui tremblent devant nous
Anny C.
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