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Articles récents

Calendérique

3 Janvier 2026

En janvier

Les sapins ne sont plus de la fête

Du ciel tombent des gouttes d’or

Pendeloques et pampilles

De lustres en cristal de Bohème

Rois solaires ébouriffés

Époustouflants d’insolence

Au cœur des jardins d’hiver

Il peut encore geler

Mais le parfum poudré du mimosa

Se monte le cou jusqu’au jaune Van Gogh

Et fait tourner la tête

 

Anny C. (La lumière dans le tamis)

 

 

 

 

 

 

 

Félix vallotton, Mimosas en fleurs

Félix vallotton, Mimosas en fleurs

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L'hiver au coeur,

2 Janvier 2026

  L’an neuf

 

Une rose en feu

Dans le cœur de l’être

Une branche nue

Au cœur de l’hiver

La flamme crépite

Au centre de l’être

Le bambou se penche

Sur le temps

La pierre mouillée

Ruisselle dans l’être

Une larme trace

Le silence

Une rose envie

Déflore le givre

La pluie s’écoute

Un geste parfait

Jamais ne s’oublie

Je suis invitée

Au centre de l’être

Dans l’innocence du blanc

Pour toucher de près

Ce qui depuis toujours me touche

Simplement.

 

Anny C. 

 

(Dans le terreau de ma langue)

 

 

 

 

 

2026.         /Nouveau cyle      Plonger dans l'onde transparente     Chevaucher le réel

2026. /Nouveau cyle Plonger dans l'onde transparente Chevaucher le réel

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Nouvel an,

1 Janvier 2026

 

Jouez hautbois, résonnez musettes

 Elle est née la nouvelle année

 

Nouvel an,

   Et qu'à chacun, e de vous mes amis

   Elle apporte la Joie 

   Celle qui arrive à l'improviste

   Et qu'on n'attend pas tout en laissant

   La porte ouverte !

 

    Que 2026 fasse des miracles !

 

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31 Décembre 2025

31 Décembre 2025

CHUT...

 

 " A LA RENCONTRE DES POSSIBLES

    AU CREUSET DE L'INSTANT. "

 

Anny C.

31 Décembre 2025
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VERT SAPIN,

30 Décembre 2025

VERT SAPIN,

"Aimez-vous le vert ? À cette question les réponses sont partagées. En Europe, une personne sur six environ a le vert pour couleur préférée ; mais il s’en trouve presque autant pour détester le vert, tant chez les hommes que chez les femmes. Le vert est une couleur ambivalente, sinon ambiguë : symbole de vie, de sève, de chance et d’espérance d’un côté, il est de l’autre associé au poison, au malheur, au Diable et à ses créatures.

Le livre de Michel Pastoureau retrace la longue histoire sociale, artistique et symbolique du vert dans les sociétés européennes, de la Grèce antique jusqu’à nos jours. Il souligne combien cette couleur qui a longtemps été difficile à fabriquer, et plus encore à fixer, n’est pas seulement celle de la végétation, mais aussi et surtout celle du Destin. Chimiquement instable, le vert a symboliquement été associé à tout ce qui était instable : l’enfance, l’amour, la chance, le jeu, le hasard, l’argent. Ce n’est qu’à l’époque romantique qu’il est définitivement devenu la couleur de la nature, puis celle de la santé, de l’hygiène et enfin de l’écologie. Aujourd’hui, l’Occident lui confie l’impossible mission de sauver la planète."

Monet

Monet

 

Vertige

Voici 
du vert 
dans le pré 
sur les monts 
dans les bois
sous mes pas 
du vert pur
du vrai vert qui boit du jaune dans le bleu de ses rêves
du vert sapin au vert mousse trousse - chemise  
du vert forêt - profond dense et charnu au vert persan presque bleu délicat sensuel
c’est la fête du vert sur l’habit d’Harlequin
dans le verre de Chartreuse 
pour la fée Emeraude !

Dans la nature il se décline en vers libres
A l’opposé du rouge il calme le feu des passions, 
mais il fait des envieux et l’on médit de lui ! 

En Chine antique Céladon
il devint « la couleur mystérieuse » réservée aux Princes!

Et
Un point à l’envers
Le vert tue
Couleur froide 
Elle empoisonne
Et
Un point à l’endroit
Amoureux comme un fou
Il se fait tendre il est la vie
l’amour la joie!

Ainsi
Ambivalent
Issu des ondes bleues et du jaune terrestre
le Vert va vers son destin
vertigineux
en 
U vert de Rimbaud
« Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux »

 

Anny C.

 

 

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Le vide et le plein,

29 Décembre 2025

  Au pied du sapin

Au pied du sapin

."..ici, je ne fais que des suppositions, des spéculations - du roman - c'est ça, je ne fais que du roman - mais je crois que si ce que j'écris ici est un monde que je découvre en partie en le rêvant, je ne l'invente pas tout à fait: je le reconstruis pièce à pièce, comme une machine d'un autre temps, dont on découvre que le mécanisme a pourtant fonctionné un jour et qu'il suffise de le remonter pour qu'il puisse redémarrer."

 

&

 

...mes motivations souterraines, à savoir la reconstitution familiale qui pose peut-être en filigrane, les prémices de ces questions qui me taraudent depuis mes seize ans, année du suicide de mon père, sur ce qui pousse un homme comme lui  à mettre fin à ses jours, comme si tout depuis sa naissance l'avait programmé..."

 

&

"La commode est là, coincée entre la porte et la fenêtre, collée contre le mur qui sépare la chambre du couloir. La commode comme un cercueil du dossier familial.(...) Je n'ai jamais connu intacte la plaque de marbre.(...) Et comme une relique, ce beau morceau de marbre tient sa place dans la grâce de sa fragilité, avec la même force paisible et résolue que la commode elle-même, confiante dans sa présence et dans sa solidité.(...) Je me souviens de l'avoir ouverte cherchant sans doute une paire de lunettess de soleil, une montre ou même simplement pour laisser mes yeux traîner dans toutes ces vieilleries."

Laurent Mauvignier


 

 

 

 

 

 

 

 

Le vide et le plein,

Je suis en train de lire ce livre où le " vide médian" (selon Francois Cheng), ressuscite une généalogie devenant littéraire. 

Belle performance.

Comme un archéologue qui enquête, L.Mauvignier donne amplement chair de mots à son histoire familiale,  à partir de bribes de récits ou d'humbles objets,  de ressentis pépites - vestiges musicaux peut-être,  donnant naissance à un livre selon celui dont l'anima réanime des âmes que le hantent. 

Par l'écrit, le vide ne se plaint plus !

 

Anny C.

 

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« Le Centre est là

Où se révèlent

Un Œil qui voit

Un cœur qui bat. »

 

François Cheng

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Pile ou face vers Janus,

28 Décembre 2025

 

Ce qui reste...

« Nous sommes sans arrêt confrontés à des séparations. La vie a une main qui plonge dans notre corps, se saisit du cœur et l’enlève. Pas une fois, mais de nombreuses fois. En échange, la vie nous donne de l’or. Seulement, nous payons cet or à un prix fou puisque nous en avons, à chaque fois, le cœur arraché vivant…
Chaque séparation nous donne une vue de plus en plus ample et éblouie de la vie. Les arrachements nous lavent. Tout se passe, dans cette vie, comme s’il nous fallait avaler l’océan. Comme si périodiquement nous étions remis à neuf par ce qui nous rappelle de ne pas nous installer, de ne pas nous habituer. La vie a deux visages : un émerveillant et un terrible. Quand vous avez vu le visage terrible, le visage émerveillant se tourne vers vous comme un soleil."

Christian Bobin, (Entretien).

Pile ou face vers Janus,
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Allant, devenant,

27 Décembre 2025

"Raisin vert, 

raisin mûr, 

 raisin sec

tous ces mots indiquent des changements

non vers une nouvelle existence

mais vers une autre existence que l'existence actuelle."

 

Marc Aurèle

 

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(...)"J'éprouvais un sentiment de fatigue profonde à sentir que tout ce temps si long non seulement avait, sans une interruption, été vécu, pensé, secrété par moi, qu'il était ma vie, qu'il était moi-même, mais encore que j'avais à toute minute à le maintenir attaché à moi, qu'il me supportait, que j'étais juché à son sommet vertigineux, que je ne pouvais me mouvoir sans le déplacer avec moi. La date à laquelle j'entendais le bruit de la sonnette du jardin de Combray, si distant et pourtant intérieur, était un point de repère dans cette dimension énorme que je ne me savais pas avoir. J'avais le vertige de voir au-dessous de moi, en moi pourtant, comme si j'avais des lieues de hauteur, tant d'années." (...)

M.Proust

Avant dernier paragraphe de  La Recherche du temps perdu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allant, devenant,
Allant, devenant,
Allant, devenant,
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Intemporel,

26 Décembre 2025

Mont Hiei, Japon

Mont Hiei, Japon

***

 

" Ce que je vois se dérouler, jour après jour, ne ressemble en rien à ce que j’avais imaginé. Ainsi passe une année, ainsi passe une vie. Toute attente semble être trahie, à tous les coups. Il y a pourtant des exceptions qui détruisent en moi toute certitude. Seule la croyance en l’inconstance fondamentale des choses paraît fondée sur une vérité qui ne trahit pas."

Urabe Kenkô

(1283-1350)

(Les heures oisives)

Intemporel,

 

 

 

 

***

 

 Les heures oisives avec Les Notes de chevet de Sei Shônagon et Les Notes de ma cabane de moine de Kamo no Chômei constituent  les trois chefs-d'œuvre de l'«essai» japonais. 

 

 

****
 

 

Choses qui font battre le cœur


"Des moineaux qui nourrissent leurs petits.
Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants.
Se coucher seule dans une chambre délicieusement parfumée. 
S’apercevoir que son miroir de Chine est un peu terni. 
Se laver les cheveux, faire sa toilette, et mettre des habits tout embaumés de parfum. Même quand personne ne vous voit, on se sent heureuse du fond du cœur. 
Une nuit où l’on attend quelqu’un. Tout à coup, on est surpris par le bruit de l’averse que le vent jette contre la maison."

 

Sei Shônagon

(966-1025)

(Notes de chevet)

 

 

 

 

 

 

Intemporel,

***

 

" Les demeures humaines et leurs habitants rivalisent d'impermanence, disparaissent, et nous font penser à
la rosée sur le liseron du matin. »

 

Kamo no Chômei

(1155-1216)

(Notes de ma cabane de moine)

 

 

Intemporel,
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C'est Noël !

25 Décembre 2025

Hellebore-Rose de Noël

Hellebore-Rose de Noël

George sand

George sand

Noël

"Ce que je me rappelle parfaitement, c'est la croyance absolue que j'avais à la descente par le tuyau de la cheminée du petit père Noël, bon vieillard à barbe blanche qui, à l'heure de minuit, devait venir déposer dans mon petit soulier un cadeau que j'y trouverais à mon réveil. Minuit ! cette heure fantastique que les enfans ne connaissent point, et qu'on leur montre comme le terme impossible de leur veillée ! Quels efforts incroyables je faisais pour ne pas m'endormir avant l'apparition du petit vieux ! J'avais à la fois grande envie et grand'peur de le voir ; mais jamais je ne pouvais me tenir éveillée jusque-là, et le lendemain mon premier regard était pour mon soulier au bord de l'âtre. Quelle émotion me causait l'enveloppe de papier blanc ! car le père Noël était d'une propreté extrême, et ne manquait jamais d'empaqueter soigneusement son offrande. Je courais, pieds nus, m'emparer de mon trésor. Ce n'était jamais un don bien magnifique, car nous n'étions pas riches. C'était un petit gâteau, une orange, ou tout simplement une belle pomme rouge. Mais cela me semblait si précieux, que j'osais à peine le manger. L'imagination jouait encore là son rôle, et c'est toute la vie de l'enfant.

Je n'approuve pas du tout Rousseau de vouloir supprimer le merveilleux, sous prétexte de mensonge. La raison et l'incrédulité viennent bien assez vite, et d'elles-mêmes ; je me rappelle fort bien la première année où le doute m'est venu, sur l'existence réelle du père Noël. J'avais cinq ou six ans, et il me sembla que ce devait être ma mère qui mettait le gâteau dans mon soulier. Aussi me parut-il moins beau et moins bon que les autres fois, et j'éprouvais une sorte de regret de ne pouvoir plus croire au petit homme à barbe blanche. J'ai vu mon fils y croire plus longtemps ; les garçons sont plus simples que les petites filles. Comme moi, il faisait de grands efforts pour veiller jusqu'à minuit. Comme moi, il n'y réussissait point, et comme moi, il trouvait au jour le gâteau merveilleux pétri dans les cuisines du paradis. Mais pour lui aussi la première année où il douta fut la dernière de la visite du bonhomme. Il faut servir aux enfans les mets qui conviennent à leur âge et ne rien devancer. Tant qu'ils ont besoin de merveilleux, il faut leur en donner. Quand ils commencent à s'en dégoûter, il faut bien se garder de prolonger l'erreur et d'entraver le progrès naturel de leur raison."

 
George Sand

Histoire de ma vie par George Sand (1855) 

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